Rêve

Je suis nommée ministre de l’Environnement. La seule chose qui perturbe les conseillers, c’est que je n’ai que des baskets et pas de tailleur à me mettre pour aller bosser et qu’on va se moquer de moi.
Ou ces gens ont super confiance en mes capacités, ou alors être ministre n’exige rien d’autre qu’une bonne présentation…

Mes rêves m’inquiètent des fois.

Pourquoi je ne vais plus au sport en vélo

Le dimanche matin, je vais faire une petite heure de gym en groupe et en musique. C’est sympa, ça défoule. J’y vais pour me vider la tête. Autant dire que ce n’est pas pour me faire des copines ou taper la discut. Je dis bonjour quand j’arrive (je suis polie), au revoir quand je repars. Il m’arrive d’échanger deux mots s’il en est besoin (expliquer un mouvement à ma voisine ou m’excuser s’il m’arrive de faire un faux pas). Mais ça s’arrête là. Pas envie de parler ou de me mettre à réfléchir, j’y vais pour me vider la tête.

J’y allais en vélo. C’est à 5minutes de chez moi, y’a un beau parking à vélo juste devant la salle. J’y allais signifie que j’ai arrêté d’enfourcher ma bicyclette pour m’y rendre. Désormais, j’y vais en voiture. Cela me prend 10minutes (parce que le centre-ville de Lille, ce ne sont que des sens interdits et des feux rouges) et j’ai parfois du mal à trouver une place car à côté, il y a le Grand Palais et ses week-end chargés de salons en tout genre.

Mais j’y vais en voiture car c’est une question de confort. Pas que j’apprécie plus le chauffage et les sièges molletonnés (je déteste conduire en ville, les gens font n’importe quoi), que j’aime écouter RTL2, RPL ou MonaFM un dimanche matin. Non, le confort vient du fait qu’en voiture, personne ne m’adresse la parole.

La dernière fois que je suis allée à la gym en vélo, sur les 5minutes de trajet, je me suis fait apostrophée 3 fois rien qu’à l’aller. Par des types qui ne peuvent s’empêcher d’exprimer leur opinion sur ma pratique du vélo en tenue sportive (pas particulièrement moulante pourtant). Et pourtant, le dimanche matin, il n’y a pas tant de monde que cela  sur le trajet, mais voilà, il semble que les hommes dans la trentaine ne puissent s’empêcher d’exprimer leur mâle certitude qui, bien qu’elle soit « polie de mots non offensants » sonne souvent comme un :

« Hé Mademoiselle ! T’as un vagin ! »

Le pire c’est qu’ils n’y voient certainement aucun mal. Ben quoi ? J’ai juste fait un compliment sur tes pratiques sportives, ou sur ta tenue ou sur… JE NE SUIS PAS UNE COUREUSE CYCLISTE ! je n’ai pas besoin d’encouragement ! Comprenez messieurs (je ne me fais pas d’illusion, ces personnes ne viendront jamais lire cet article, mais bon, j’ai quand même besoin de le dire) que si une femme a envie de parler avec les gens, elle les regardera, elle s’arrêtera, elle ira vers eux. Si elle ne veux pas, elle tracera sa route et FICHEZ-LUI la paix, bordel !

Non ce n’est pas forcément agréable de recevoir un compliment (et encore, il faut voir comment est balancé ce compliment !) ou même la moindre remarque  obligeante (ou non) lorsqu’on est simplement dans la rue et qu’on n’a rien demandé à personne. C’est un problème essentiellement féminin d’ailleurs : peu de mecs se font siffler ou aborder dans la rue parce qu’ils sont juste là. De femmes non accompagnées d’homme pour être plus précise. Je n’ai jamais eu de problème lorsque j’étais accompagnée d’un homme (compagnon, ami, famille). C’est toujours arrivé lorsque j’étais seule ou avec d’autres femmes. Pourquoi ai-je besoin d’un garde du corps masculin pour sortir dans la rue ? Hein ?

En parlant de remarque désobligeante (parce que les hommes font aussi des critiques à voix haute) : un jour un type m’a touché les pieds en me disant que ce n’était pas très joli des chaussettes dans des nus-pieds. Mais bordel, je dois marcher deux kilomètres avec ces chaussures, alors me fait pas chier : c’est pas joli, mais au moins, je n’aurai pas les pieds en sang en arrivant ! Je m’en tape d’être jolie pour toi, inconnu, je veux juste être bien dans mes pompes ! Et touche pas à mes pieds !

Plus sérieusement, je vous invite à aller lire cet article (que j’ai découvert après ma dernière sortie en vélo) qui vous ouvrira peut-être les yeux sur certains problèmes qui semblent n’être qu’anecdotiques pour certains mais qui ne le sont pas du tout : La ville durable creuse les inégalités par Yves Raibaud (CNRS)

En attendant, je continue de prendre ma voiture le dimanche matin. Et ça me dérange parce que moi, j’aime bien faire du vélo.

Les trucs cons qu’on peut faire quand on veut devenir « plus écolo »

Laver son linge aux noix de lavage.

J’en ai vendu, je sais que c’est super tendance « écolo ». Les noix de lavage, c’est une catastrophe écologique en puissance (déjà bien ancrée hélas). En gros, ça donne lieu, en Inde, à des mafias locales qui ramassent tout ce qui traîne. Alors qu’avant, on les laissait là et ça protégeait le sol, ça le nourrissait, voyez, genre bois raméal fragmenté, sauf qu’on n’avait pas besoin de faire du BRF vu que les marrons tombés au sol le faisaient tout bêtement !

Oui parce que les « noix de lavage », ce sont tout bêtement des marrons d’Inde décortiqués. On vous vend ça comme étant super écolo et éthique. En gros les chefs de village se font la guerre, pillent les forêts (oui, on n’en faisait rien « nous », la forêt, elle, en avait besoin pour maintenir son sol vivant), contraignent les gamins à bosser au lieu d’aller à l’école, vous les envoient par bateaux/avions dans des jolis sacs en coton « bio » (cf. la culture du coton niveau écolo, même en bio, on repassera) pour vous les vendre à prix d’or.

Allez une aprèm en forêt cet automne et vous en ramasserez assez pour toute votre année ! Vous pourrez même exploiter honteusement vos enfants pour cela si vous voulez avoir des noix de lavage aussi efficaces que les originales ! Parce que, honnêtement, pour ce que ça lave, autant vous passer complètement de lessive, non ? (Essayez, vous verrez que ça marche tout aussi bien).

Le shampoing sec au cacao (ou au rhassoul et à un tas de poudres bizarres qui viennent de loin)

Passons sur le côté « écolo » qui consiste à aller chercher à l’autre bout du monde des produits transportés par avion pour nous concentrer sur le côté « trop hype » de  passer au no-poo (économie d’eau, de produits chimiques et de temps vu que tu ne te laves plus les cheveux !) en se tartinant la tête de maïzena et en ressemblant à une vieille mémé même en ayant brossé tes cheveux pendant dix minutes pour évacuer la poudre.

Oh, certes, « tu sens bon le cacao après ! » mais franchement, si c’est pour repasser toutes ses fringues à la machine… (ainsi que le tapis de la salle de bain, sauf si tu as prévu le coup et tu t’es mis dans la baignoire toute nue pour te peigner les cheveux… après il faut te rincer toi et la baignoire, vas-y le cacao, c’est la m…. à nettoyer à l’eau ! Je ne vois pas où est l’économie de temps, ni d’eau.)

Remplacer le sucre de betterave par tout un tas d’alternative plus « saines ».

En gros, le sucre de betterave, c’est fabriqué en France de A à Z : on plante la betterave à sucre, on la cultive et on la transforme juste au nord de Paris (vous savez, la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Ben c’est là, n°1 mondial du sucre de betterave) et c’est vegan (parce que le blanchiment sur poudre d’os, c’est interdit en Europe)

Ok, c’est pas forcément très écolo parce que les tracteurs consomment du diesel (de betterave ! ou alors de l’huile de colza aussi cultivée en France parce, même si c’est pas très légal, c’est souvent moins cher), et puis il y a la transformation de la betterave en sucre, qui est un procédé industriel lourd.

Un sucre, ça reste un sucre : qu’il soit de canne brésilienne, de rapadura argentin, d’agave mexicaine (argh ! super naturel le sirop d’agave… comme si ça coulait tout seul de la plante), ou de betterave, c’est pareil. Si c’est que du glucose, ça fait monter l’index glycémique (pas bien pour le régime) mais si c’est que du fructose, ça tape sur le foie et c’est peut-être même pire que le glucose. Un sucre, ça reste un sucre, qu’il soit complet ou raffiné. Apprenez à manger sans ajouter de sucre déjà, ça sera pas mal !

Pour ce qui est du « non industriel et local », vous pouvez passer au miel bio de votre petit apiculteur du marché en vérifiant que c’est bien sa propre production qu’il vend et pas un « mélange de miels de l’UE et hors UE » comme certaines marques jouant sur le côté « apiculteur français » le font parfois. Mais bon, le miel c’est pas vegan (des fois, il faut savoir choisir).

Coudre du sopalin « lavable »

C’est la dernière idiotie tendance que j’ai vu sur les blogs écolos. Coudre du sopalin réutilisable. Ouais parce que vois-tu, avant on n’utilisait pas du tout de torchon pour ça, nan ! Ou de serpillère, ou d’éponge, non. On laissait tout ça par terre, la table recouverte de gras rance et le sol imbibé de liquide nauséabond (parce qu’en plus c’était des sols en terre battue, vous savez, dans le temps).

Le principe, en gros, c’est prendre un truc qui a été inventé par des industriels (mais qui en soi n’était pas indispensable « avant » d’avoir été inventé), et de faire la même chose en lavable. Un peu comme les lingettes lavables sont une « révolution » à qui ne connait pas l’usage basique du « gant de toilette »…

Perso, j’ai cousu et vendu des centaines de lingettes lavables (bi-couche « polaire-bamboo » bonjour la cata écolo, mais avec l’argumentaire en béton, ça marche du feu de Dieu auprès des clients) alors que pour mes trois gamins, je n’ai jamais utilisé QUE des gants de toilettes 100% coton.

Pour en revenir au sopalin : un torchon, une serpillière ou une lavette, bien choisi, c’est 100% biodégradable. Là, le sopalin lavable, c’est du bi-couche (avec souvent un côté polaire ou microfibre, donc PAS biodégradable) avec des pressions plastique ou du velcro (donc PAS biodégradable). Il faut le laver (comme un torchon), mais il faut aussi le repasser (le « bicouche » c’est souvent une horreur si c’est pas repassé un minimum) et le ré-assembler feuille par feuille, alors que le torchon si tu n’es pas maniaque, tu le plies juste un peu et basta !

Non parce que c’est complètement idiot : le sopalin lavable est souvent utilisé par des personnes qui se veulent « zéro déchet ». Le principe de base du zéro déchet, c’est d’abandonner les habitudes consuméristes et de se simplifier la vie comme on faisait « avant » (parce qu’avant, les gens n’étaient pas des crétins ignares couverts de saletés et vivant dans des grottes quand même)

Donc là, on va prendre un objet qu’on pense indispensable pour le remplacer par un truc identique mais « lavable », au lieu de penser « comment faisait-on avant ? » Ce qui au final ne simplifie rien et rendra l’abandon du truc plus facile : le jour où ils (elles surtout) seront fatigués de devoir rattacher toutes leurs « feuilles de sopalin lavable », ils retourneront au sopalin jetable. Game Over le sopalin lavable.

Alors que si tu prends un torchon/serpillère/éponge pour faire le job, comme tu les as déjà dans ta cuisine, tu ne penses même plus qu’il y a un usage pour le sopalin. Perso, je n’achète qu’un rouleau de sopalin jetable par an, pour les vacances, car c’est le seul moment où je me tape la lessive à la main dans un micro évier de camping (et je ne le finis même pas en 15 jours). Mais en dehors de ça, le sopalin… connaîs pas !

38h

J’abandonne.

Quand je veux faire du tofu soyeux avec mon lait de soja maison, il tourne et me donne qu’un liquide visqueux qui pue.

Quand je veux faire du yaourt avec mon lait de soja maison, il vire au tofu soyeux très acide sans que je sache pourquoi.

Trente-huit heures de boulot en comptant le trempage du soja, la cuisson, le filtrage (et bien sûr la vaisselle derrière vu que cela fait 6 ans que nous n’avons plus de machine à lait de soja), puis la prise du yaourt et l’égouttage quand j’ai vu qu’il avait séparé le petit lait du tofu, trente-huit heures pour obtenir à peine 200gr de tofu soyeux (espérance de vie 2 jours si je le fais durer…)

Me voilà contrainte à racheter du lait de soja du commerce pour avoir du yaourt et du tofu soyeux du commerce pour avoir du tofu soyeux.

En fait, non, le tofu soyeux du commerce est imbouffable (comme le séitan d’ailleurs, c’est hallucinant que des gens achètent ces trucs en magasin tant c’est parfaitement caoutchouteux et infect quand ce n’est pas fait maison…)

Bref, si vous avez un truc qui marche pour faire du yaourt de soja avec du lait fait maison (parce qu’avec le lait de soja du commerce, ça va, je maîtrise), je prends.

Vingt manières de recycler vos bouteilles et rouleaux de PQ

Des bouteilles en plastiques aux rouleaux de PQ, vous croûlez sous les déchets et vous ne savez pas quoi en faire ? Alors je vais vous apprendre à faire des fleurs en plastiques, des vases en cul de bouteille et des pères noël en carton-pq c’est trop la classe avec du coton hydrophile.

Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ce n’est pas vrai, mais vous vous êtes fait avoir par le titre ultra racoleur, n’est-ce pas ? J’en ai un peu marre de tomber sur des sites « écolo » qui vous propose de « recycler » vos bouteilles en les transformant en quelque chose de ma-gni-fi-queux (et digne de la fête des mères à l’école maternelle).

Sincèrement, si vous avez des tonnes de bouteilles en plastiques : mettez-les au recyclage tout bêtement. Pourquoi ? Parce qu’au moins, elles serviront à refaire du plastique et des objets un peu plus utiles d’une décoration moche qui vieillit mal (et ne finira jamais recyclée elle-même). Pareil pour le carton des rouleaux de PQ, pour les boîtes de conserves, les bouteilles de vin…

Parce que vous n’allez pas passer votre temps à transformer vos déchets en des trucs qui ne servent à rien. Le mieux c’est donc de ne pas vous encombrer de ces déchets (évidemment) et si vous ne pouvez pas vous passer des produits qu’ils contiennent, recyclez-les RÉELLEMENT et non en pseudo-recyclage de colonie de vacances.

Opéra et code du travail

Hier, je suis allée voir Le Trouvère à l’Opéra de Lille.

Mise en scène plus que correcte même si le fait de tout transposer dans un univers contemporain brouille un peu les pistes : le couvent devient la Croix rouge et les gitans ne sont pas clairement définis : réfugiés ou sdf-hippies ? (dommage vu que c’est un opéra très stéréotypé, ça aurait permis une vision un peu plus claire) Mais très bonne utilisation de l’espace scénique, y compris en hauteur.

Niveau chanteurs, rien à redire, et Sung Kyu Park en Manrico a même été très apprécié (et très bon, il faut le dire). La direction aussi, RAS ! Bref, une soirée vraiment agréable.

Je ne connaissais pas cet opéra (à part un ou deux airs) et j’ai été ravie. Sauf la fin. J’en ris encore (c’est nerveux et en même temps, tellement inattendu que c’est risible).

Le Trouvère n’a rien de subtil : deux frères séparés à la naissance aiment la même femme, et ils vont s’entretuer pendant 2h. Dès les premières minutes, l’histoire est posée et rien n’est dissimulé. C’est grossier, mais bon, y’a la musique de Verdi donc on s’en fiche un peu. Peu d’action, mais des airs verdiens à rallonge, des trios, des chœurs. Du Verdi quoi ! Sur la fin même, vingt minutes pour discuter d’une insomnie, vingt minutes pour que l’héroïne se sacrifie. Et puis…

« Oh les gars, dans deux minutes, on doit payer les heures supp !
– Non ! Déjà ?
– Si si je te jure !
– Ok, on remballe ! »

Dong ta ta ta tsoin tsoin boum boum boum. Rideau.

Et le spectateur se demande s’il ne manque pas un acte, parce que c’est quand même un peu raide.

Art Contemporain

Retomber pour la énième fois sur un site qui tacle l’art contemporain en montrant des images de tableaux de Rothko accompagnés de leurs prix aux enchères (Rothko étant mort il y a plus de quarante ans, ça monte rapidement à plusieurs millions d’euros) et en sous-entendant que c’est n’importe quoi.

Vous avez déjà vu un tableau de Rothko en vrai ?

Sincèrement, c’est vraiment magnifique à voir EN VRAI (pas en reproduction riquiqui sur un écran de smartphone). Oui ce sont « juste des rectangles colorés » mais je vous jure que si vous prenez le temps de les regarder, de les observer et même sans tout le blabla « explicatif » de sa démarche autour, ça peut vraiment vous prendre les tripes.

Sinon, oui, il y a des abus en art contemporain, oui, il y a beaucoup de n’importe quoi payé très cher parce que c’est « tendance » et que finalement, ça n’est qu’un pari financier pour certains. Mais pas en ce qui concerne Rothko.

Définitivement pas pour Rothko.

 

Ah l’administration…

Rendez-vous mi-décembre, parce que vous êtes obligés pour déposer votre dossier et il nous faut les documents A, B et C.

Tu arrives le jour-dit avec les documents A,B et C, les formulaires remplis, tu crois être débarrassé.

« Ah ben non, il vous faut le papier qui dit que Monsieur est autoentrepreneur, le papier B ne le dit pas, et puis il faut aussi le papier D et E que vous n’avez pas » avec le ton du mépris le plus total.

Tu te démènes pour avoir les papiers D et E (et puis A2 aussi parce qu’elle a conseillé au cas où), tu mets tout dans l’enveloppe pour déposer le dossier dans l’urne, parce que voilà, la première fois c’était obligé le rendez-vous, mais la deuxième, ben non voyons, ça ira plus vite si vous le mettez dans l’urne !

Et là, on te renvoie un mail te disant qu’il te manque des papiers mais je ne te dis pas lesquels, va voir dans ton dossier en ligne parce qu’on a trop la flemme de te prévenir directement vois-tu, tout est géré par ordi/process et jamais par la même personne du coup, aucun info ne passe jamais de l’un à l’autre !

Et on te dit qu’il manque le papier B (que tu as donné deux fois, même que tu as fait la queue plus d’une heure dans une autre administration la deuxième fois pour l’avoir avec la mention « autoentrepreneur ») et le papier C qui n’avait jamais posé de problème au départ.

MERCI LA CAF !

Les écorces d’agrumes ne vont pas au compost

Cette année, dans nos résolutions, il y a réduire le poids de nos poubelles. Nous avons donc décidé de nous remettre à séparer le compost de la poubelle classique. Petit problème : nous n’avons pas de poubelle à compost et nous vivons en appartement.

Le lombricomposteur, c’est également exclu. Nous avons déjà donné et l’♂ est résolument contre car il ne supporte pas de voir des vers de terre se balader dans la cuisine (ce qui arrivera inévitablement malgré tout ce que peuvent vous vendre les amateurs de lombricompostage en cuisine)

Du coup, nous séparons tout de même le compost du reste et nous le viderons dans la poubelle à compost de ma mère ou, si elle se décide pour un vrai composteur de jardin, directement dans ce dernier.

En attendant, certaines choses ne vont pas au compost(1) et le plus gros problème pour moi, ce sont les écorces d’agrumes.

Les écorces d’agrumes, c’est trop long à se décomposer, du coup, ce n’est pas accepté dans le compost des poubelles. Nous sommes en hiver, les agrumes, c’est une grosse partie des fruits que nous consommons actuellement (histoire de varier des pommes, poires et kiwis). Ce qui fait un gros tas d’écorces qui s’accumulent et qui me fend le cœur.

Je pense à l’envers des gens : lorsque j’ai un énorme tas de déchets identiques, je me pose la question de savoir si je ne peux pas en faire quelque chose d’utilisable avant d’essayer de le supprimer (si c’est possible) ou en tout dernier recours, le jeter.

Bref, je ne cherche pas à réduire mes déchets au premier abord, non, mon premier réflexe est de transformer le déchet en quelque chose d’utile, avec une forte valeur ajoutée dirai-je si je cherchai à le vendre derrière (ce qui n’est pas le cas).

Le cas des écorces d’agrumes, ça c’est vite résolu : il suffit de la confire au sucre. C’est un peu long et fastidieux, mais ça ne coûte que le prix du sucre et un peu d’électricité (ou de gaz si vous êtes au gaz) et vous avez des fruits confits à glisser dans vos pâtisseries ou vos chocolats pour toute l’année !

Toutes les écorces d’agrumes comestibles sont comestibles, sachez-le. Du coup, dès qu’on mange un pamplemousse ou une clémentine, le garde l’écorce, je la prépare (j’ôte la partie « humide » qui pourrait rester et je découpe en lamelle) et je mets tout dans mon congélateur en attendant d’en avoir assez pour faire une belle fournée.

Après, il suffit de suivre ce genre de recette : Écorces de pamplemousse confites

Évidemment, il faut bien nettoyer votre agrume à l’eau chaude et avec un produit nettoyant spécial (ou plus bêtement du liquide vaisselle, attention de bien les rincez ensuite) avant de le manger pour éviter les pesticides et autres cires d’enrobage. Pourquoi avant ? Parce que laver les écorces seules, c’est un poil moins pratique. Le mieux étant, si vous en avez les moyens, d’acheter des agrumes bio non traités (ni avant, ni après récolte).

Note

  • (1) Après vérification, vu que la métropole le fourre dans un méthaniseur, ce qui ne va pas dans un compost de jardin (viande, écorces d’agrumes, etc.) peut très bien aller dans la poubelle à compost. Il n’empêche que ça me dérange de mettre à la poubelle quelque chose d’encore comestible 😉 (retour au texte ⇑)