Art Contemporain

Retomber pour la énième fois sur un site qui tacle l’art contemporain en montrant des images de tableaux de Rothko accompagnés de leurs prix aux enchères (Rothko étant mort il y a plus de quarante ans, ça monte rapidement à plusieurs millions d’euros) et en sous-entendant que c’est n’importe quoi.

Vous avez déjà vu un tableau de Rothko en vrai ?

Sincèrement, c’est vraiment magnifique à voir EN VRAI (pas en reproduction riquiqui sur un écran de smartphone). Oui ce sont « juste des rectangles colorés » mais je vous jure que si vous prenez le temps de les regarder, de les observer et même sans tout le blabla « explicatif » de sa démarche autour, ça peut vraiment vous prendre les tripes.

Sinon, oui, il y a des abus en art contemporain, oui, il y a beaucoup de n’importe quoi payé très cher parce que c’est « tendance » et que finalement, ça n’est qu’un pari financier pour certains. Mais pas en ce qui concerne Rothko.

Définitivement pas pour Rothko.

 

Les écorces d’agrumes ne vont pas au compost

Cette année, dans nos résolutions, il y a réduire le poids de nos poubelles. Nous avons donc décidé de nous remettre à séparer le compost de la poubelle classique. Petit problème : nous n’avons pas de poubelle à compost et nous vivons en appartement.

Le lombricomposteur, c’est également exclu. Nous avons déjà donné et l’♂ est résolument contre car il ne supporte pas de voir des vers de terre se balader dans la cuisine (ce qui arrivera inévitablement malgré tout ce que peuvent vous vendre les amateurs de lombricompostage en cuisine)

Du coup, nous séparons tout de même le compost du reste et nous le viderons dans la poubelle à compost de ma mère ou, si elle se décide pour un vrai composteur de jardin, directement dans ce dernier.

En attendant, certaines choses ne vont pas au compost(1) et le plus gros problème pour moi, ce sont les écorces d’agrumes.

Les écorces d’agrumes, c’est trop long à se décomposer, du coup, ce n’est pas accepté dans le compost des poubelles. Nous sommes en hiver, les agrumes, c’est une grosse partie des fruits que nous consommons actuellement (histoire de varier des pommes, poires et kiwis). Ce qui fait un gros tas d’écorces qui s’accumulent et qui me fend le cœur.

Je pense à l’envers des gens : lorsque j’ai un énorme tas de déchets identiques, je me pose la question de savoir si je ne peux pas en faire quelque chose d’utilisable avant d’essayer de le supprimer (si c’est possible) ou en tout dernier recours, le jeter.

Bref, je ne cherche pas à réduire mes déchets au premier abord, non, mon premier réflexe est de transformer le déchet en quelque chose d’utile, avec une forte valeur ajoutée dirai-je si je cherchai à le vendre derrière (ce qui n’est pas le cas).

Le cas des écorces d’agrumes, ça c’est vite résolu : il suffit de la confire au sucre. C’est un peu long et fastidieux, mais ça ne coûte que le prix du sucre et un peu d’électricité (ou de gaz si vous êtes au gaz) et vous avez des fruits confits à glisser dans vos pâtisseries ou vos chocolats pour toute l’année !

Toutes les écorces d’agrumes comestibles sont comestibles, sachez-le. Du coup, dès qu’on mange un pamplemousse ou une clémentine, le garde l’écorce, je la prépare (j’ôte la partie « humide » qui pourrait rester et je découpe en lamelle) et je mets tout dans mon congélateur en attendant d’en avoir assez pour faire une belle fournée.

Après, il suffit de suivre ce genre de recette : Écorces de pamplemousse confites

Évidemment, il faut bien nettoyer votre agrume à l’eau chaude et avec un produit nettoyant spécial (ou plus bêtement du liquide vaisselle, attention de bien les rincez ensuite) avant de le manger pour éviter les pesticides et autres cires d’enrobage. Pourquoi avant ? Parce que laver les écorces seules, c’est un poil moins pratique. Le mieux étant, si vous en avez les moyens, d’acheter des agrumes bio non traités (ni avant, ni après récolte).

Note

  • (1) Après vérification, vu que la métropole le fourre dans un méthaniseur, ce qui ne va pas dans un compost de jardin (viande, écorces d’agrumes, etc.) peut très bien aller dans la poubelle à compost. Il n’empêche que ça me dérange de mettre à la poubelle quelque chose d’encore comestible 😉 (retour au texte ⇑)

L’heure des bilans

En janvier, c’est le moment de faire les différents bilans de l’année passée.

Cela fait trois ans maintenant que je relève nos consommations électriques et d’eau toutes les semaines. Au départ, c’était par curiosité, histoire de vérifier que nous n’étions pas des paniers percés en matière d’écologie.

Aussi, les deux premières années, je n’avais pas d’objectifs précis, juste celui de voir et constater si, en comparaison avec les consommations-type des autres, nous étions bons ou mauvais élèves.

Les consommations-types, ce sont celles que l’on trouve sur les sites des vendeurs d’électricité (je pense qu’elles sont un peu surévaluées pour vous vendre un compteur supérieur, genre moi, on me propose toujours un 9kw alors qu’un 6kw me convient parfaitement) et sur les sites écolos. Elles sont souvent très succinctes et je pense qu’elles surévaluent beaucoup de chose.

Mais bon, c’est soit pour vous vendre un abonnement plus cher (hé, business is business), soit, sans doute, pour vous faire un peu peur (booooo ! 15litres d’eau pour 200ml d’urine, booooo, pas bieeeen !)

En tout cas, déjà dès la première année, nos consommations étaient bien en deçà de ces « références ». Pour autant, je trouvais que nous consommions quand même pas mal. Aussi, en 2015, je m’étais fixé des objectifs de réduction assez faciles à atteindre mais tout de même en dessous de ce que nous avions consommés l’année précédente.

En 2013 et en 2014, nous avions consommés :

  • 4401 kwh et 4367 kwh d’électricité
  • 84952 litres et 83999 litres d’eau

Nos objectifs étaient donc de 4000kwh et 75000litres maximum pour 2015 (objectifs largement réalisables si on se met à faire attention à ses consommations).

Bilan ?

Objectifs atteints sans trop de difficulté et même explosé en ce qui concerne l’eau !

En électricité, nous avons consommés 3827 kwh et pour l’eau, attention les yeux, 68731 litres ! Bref, de quoi nous redonner un peu de sourire après une année pas terrible sur d’autres points (mais toujours moins pire que 2013, hahaha…)

Si vous aimez les chiffres, cela fait 10,48kwh par jour (soit 2,10kwh par personne) et 188,30 litres par jour (soit 37,66 litres par personne). Je ne me vante pas, c’est toujours trop je pense : nous n’avons jamais coupé la box internet la nuit et nous avons laissé tourner l’ordi sans raison pendant de longues heures, nous avons pris des bains, fait tourner des machines parfois à moitié remplies, vider des bouillottes dans l’évier quand l’eau aurait pu servir à arroser les plantes…)

Mais c’est déjà pas mal quand on annonce 200l par personne et par jour (c’est là que je pense que c’est extrêmement exagéré, évidemment sauf si l’on prend en compte l’eau « non visible » pour arroser les légumes que j’achète ou la consommation du kärcher pour nettoyer le poulailler qui me fournit des oeufs, mais ça je ne peux pas calculer !)
Tout en faisant (un peu) attention, ce n’était pas non plus très difficile.

Nos objectifs pour cette année

Je parle d’objectifs car il ne s’agit pas de bonnes résolutions mais juste de respecter des limites. C’est nettement plus facile de viser un but précis que de se lancer dans des idées vagues et mal définies que sont généralement les « bonnes résolutions » du nouvel an.

De plus, ayant une bonne idée de nos faiblesses et de nos forces, il est plus facile de se fixer des objectifs réalistes (évidemment, si l’on peut faire encore mieux, ce serait le top, mais faire déjà ça, c’est pas mal)

Nos objectifs sont donc les suivants :

  • Ne pas dépasser les 4000kwh de consommation électrique annuelle (comme cette année, en visant 3500kwh si on peut)
  • Ne pas dépasser les 70m3 d’eau (je me laisse une petite marge, on ne sait jamais, mais sinon 65m3 ça serait pas mal aussi)
  • Réduire nos déchets au moins de moitié. Actuellement, nous jetons un sac de 50l par semaine ainsi que sensiblement le même volume d’emballages à recycler, donc ne plus jeter que 25l par semaine (ou ne plus descendre les poubelles qu’une semaine sur deux)
  • Diminuer notre kilométrage annuel. Non calculé l’année dernière, mais il doit être de 11000km par an (si on regarde les années précédentes), donc on va dire moins de 10000 pour être réaliste et moins de 8000 ça serait top (ça commence déjà bien, puisque nous avons peu roulé faute de voiture disponible : on a dû faire 50km depuis le début de l’année avec la voiture de ma mère car la nôtre est au garage depuis Noël…)

Voilà, c’est tout. Tout ce qui pourrait venir en plus (faire plus de trucs par nous-même, réparer tout ce qu’on doit faire réparer, apprendre le piano et l’allemand, et puis se remettre au sport aussi…) sera évidemment un bonus non négligeable, mais pas une obligation !

Ça m’énerve…

Vu hier un reportage sur les bio-plastiques et la boîte de sucre en plastique 100% végétal.

Plastique végétal fait à partir de cannes à sucre brésiliennes (donc déforestation, culture intensive avec pesticide, sans parler des problèmes politiques des ethnies délocalisées pour ça et du coût écologique du transport).

Et le responsable du projet (j’avais écrit problème, oh le beau lapsus…) qui sort un « Aujourd’hui, écologiquement, nous n’avons plus le choix. »

Depuis quand le sucre doit être emballé dans du plastique ? Jadis, le papier et le carton faisaient parfaitement l’affaire, non ? Papier et carton qui ont l’avantage de pouvoir être recyclés plusieurs fois contrairement au bio-plastique biodégradable qui, pour l’instant, est à usage unique.

Si ça vous intéresse, c’est ici.

Rêve

L’agent des impôts en charge de la fraude fiscale et du terrorisme me dit qu’elle est très dangereuse, me laisse entendre qu’elle planque beaucoup d’argent en Suisse, qu’elle est une cougar sans vergogne.

« C’est la Kardashian européenne » qu’il me fait.

Et là, apparaît une bonne soeur black de 70ans qui joue au foot avec des miséreux.

Aujourd’hui, j’ai sauvé des vies (ce sont les soldes)

Pour la première année depuis longtemps, nous avons dû faire les soldes avec les enfants dans les pattes. Ce fut épique, mais nous en sommes sortis vivants, tous les cinq !

Il faut que vous sachiez que lors des soldes, j’achète généralement toujours les mêmes trucs : les cadeaux de Noël de l’année prochaine (bon, ben cette année, les cadeaux de mes enfants, ce n’était pas possible puisqu’ils étaient là), de belles bougies pour les fêtes de fin d’année (dans un an donc) et des pochettes en papier décorés « Noël » pour les biscuits que j’offrirai l’hiver prochain. Oui, j’anticipe.

Manque de pot, cette année chez Ikea, les trucs de Noël sont quasiment déjà tous liquidés (si j’avais su, je serais venue une semaine plus tôt) : donc pas de bougies ou presque pas (en tout cas, pas les jolies bougies numérotées pour l’Avent), plus du tout de sachets en papier pour mes biscuits (mince, je vais devoir faire autrement) et, heureusement, les peluches, elles, étaient bien en soldes ce qui m’a permis de prévoir les cadeaux de mes petites cousines (bon, et mes gamins en ont profité pour s’en payer aussi, visiblement, ils en ont encore l’âge d’aimer les peluches)

Pour les fringues, j’ai investi dans une veste en polaire pour aller au sport (ouais, je fais de la gym suédoise et tout le monde se moque de moi quand ils entendent ça…) et Monsieur s’est payé « la même paire de baskets qu’il y a trois ans, mais pas la même parce que ce modèle-là on ne le fait plus (évidemment), mais c’est la même qualité, allez-y, c’est bon, elles vous dureront aussi longtemps » à moitié prix.

Il me restera à acheter des t-shirts d’hiver en 12ans pour l’année prochaine pour mon aîné (qui met du 10ans actuellement). Oui, c’est de l’anticipation, et ma mère se moque gentiment de moi, mais c’est tellement plus simple de prévoir d’avance et de ne pas avoir à courir les magasins au dernier moment ! Pour les cadeaux, je sors ma boîte en octobre/novembre pour tout emballer et je n’ai plus qu’à tout sortir à Noël.

Pour les vêtements d’enfants, pareil: en septembre, pas la peine de courir les magasins pour refaire la garde robe, j’ouvre mon tiroir et hop ! Rhabillés pour l’hiver. Je ne m’en fais pas pour la taille s’il ne rentre plus dans du 12ans l’année prochaine (on ne sait jamais, il s’approche de l’adolescence tout doucement, ça grandit vite ces bêtes-là), il a deux frères derrière à qui ça ira un jour ou l’autre ! D’ailleurs, une année, mes deux aînés se sont retrouvés avec la même taille de vêtements (n°2 ayant grandi, n°1 non) et j’ai dû racheter des 2-3 tshirts/pantalons en 8ans pour pouvoir les habiller tous les deux. Du coup, le petit dernier se retrouve avec une collection monstrueuse de fringues à sa taille cette année et sans doute aussi l’année prochaine !

Pour en revenir au titre de l’article, j’ai donc sauvé deux vies aujourd’hui : j’ai acheté deux pauvres petites plantes de chez Ikea (ils en avaient tellement pitié qu’ils les faisaient à 50centimes pièce). Quand l’♂ les a vu, il a levé les yeux au ciel en disant que c’était cause perdue. C’était un spathiphyllum et un chlorophytum. Mais je les connais ces variétés, ça fait des années que j’essaye de les tuer et je n’ai pas encore réussi. 😛 Bref, j’ai juste eu à les arroser pour qu’elles redressent fièrement la tête (mais je l’avais dit à mon ♂ : elles manquent juste d’eau !)

Je n’ai en revanche pas tenté le sauvetage d’un plan d’Aloé, qui avait pourtant dû être superbe, parce que je crois que les Aloés ne m’aiment pas du tout (genre, ils font partis de la liste des plantes « increvables » que j’ai réussi à faire crever plusieurs fois !) Pourtant je suis bien les modes d’emploi et les conseils, mais non, quand ça veut pas, ça veut pas…

Bonne année

Cela fait longtemps que j’ai abandonné ce blog. Mon dernier article remonte à mi-novembre et je ne l’ai même pas publié.

Mais nouvelle année, j’ai envie de me remettre à bloguer plus sérieusement. Je ne sais pas encore sur quels sujets, mais sans doute sur des thèmes qui me préoccupent en ce moment, c’est finalement le plus facile à faire.

On verra si l’envie me tient plus qu’une semaine comme à chaque fois que je suis repassée par ici. Comme toutes les bonnes résolutions de nouvel an, il arrive qu’on mette la barre un peu trop haut.

En attendant, j’ai une semaine chargée qui s’annonce : finir Luigi’s mansion 2 tant que les gamins sont à l’école (parce que je n’ai pas eu le temps d’attraper la DS pendant les vacances) et, peut-être, aller faire les courses si je veux que mes enfants mangent autre chose que de la purée en sachet et les 3kg de lentilles ramenées du Puy cet été. Je n’ai même plus rien au congélateur vu que j’envisage de le dégivrer incessamment sous peu ! Enfin, ils reprennent la cantine demain, ça m’évite un casse-tête de menus variés supplémentaires (mine de rien prévoir 4 repas de plus par semaine, ça vous bouscule dans vos habitudes, mes enfants n’aimant rien ou alors des trucs pas raisonnables)

Mais pour les courses, je devrais d’abord récupérer ma voiture qui est au garage (je me vois mal ramener mes courses du mois en caddie de mémé et en métro…)

Bref, une année où je ne me suis encore trop mis la pression niveau perfectitude et où cela ne m’angoisse pas (encore) ! Une année qui commence bien en somme.

Je suis prête pour aller vivre à la campagne…

Puisque je n’écris plus, en ce moment, je joue les bonnes mères de famille.

Il faut bien occuper ses journées…

Les chocolats de Pâques que j'ai fait la semaine dernière (les gros sont doubles couches : lait et blanc, comme des Kinder surprises) - Mes pauvres enfants vont encore dire qu'ils préfèreraient les vrais kinders (surtout les gros parce que leurs copains en ont tous eux...)
Les chocolats de Pâques que j’ai fait la semaine dernière (les gros sont doubles couches : lait et blanc, comme des Kinder surprises) – Mes pauvres enfants vont encore dire qu’ils préfèreraient les vrais kinder (surtout les gros parce que leurs copains en ont tous eus…)

Hier, j’étais de sortie de classe: une journée en forêt avec la classe du petit dernier, les 3-4ans et demi (très important le et demi)

Départ 8h30, avant ça, j’avais fait 1h d’insomnie (vivement le changement d’heure, je me réveillerai à 6h30, ce sera plus décent que 5h30), puis 30minutes de sport (pour perdre les 3kg pris depuis Noël, et pis un peu plus plus avant l’été, hein, sinon, la piscine, j’irai pas), fait cuire les haricots noirs (et lancé la stérilisation de plus d’une heure), râlé contre les enfants encore en pyjama (puis pour les dents, puis pour les sacs, puis pour raaaaaaaah – je ne parlerais pas d’un matin ordinaire, d’habitude, je ne les emmène pas à l’école…) et j’ai même sortie le linge de la machine (je ne l’ai étendu que le soir par contre, je ne suis pas Wonderwoman)

La sortie de classe, c’était marrant en gros : on a vu 3 grenouilles dans une mare, on a mangé, on a fait du « sport » (et là, je dois dire que j’ai morflé quand il a fallu lever les bras – POURQUOI ai-je fait du sport le matin, hein ? J’ai failli me taper la honte devant une bande de gamins de 4ans tellement ils étaient lourds, mes bras !) et puis on est rentré. Il était 15h30. Et à 16h15, quand 4ans est revenu de l’école avec son papa, il m’a raconté toute sa journée (les grenouilles, les têtards, la course de relais…) comme si je n’y avais pas été (mémoire de poisson rouge, le gamin).

Enfin, mes conserves de haricots noirs sont belles et bien fermées (va falloir que je rachète des couvercles par contre parce que je commence à être à court de couvercles pas rouillés et hermétiques…) et je programme déjà les futurs conserves à faire :

Fin mars ou début avril : sécher une cagette de 3kg de champignons de paris frais (parce que c’est quand même super pratique à mettre dans la soupe, et les champigons séchés, ça coûte un bras)

Fin avril-mai, les confitures de fraises  car nous sommes venu à bout des 26pots de la récolte des 14kg de fraises cueillies en 2013 (va falloir les modérer un peu cette année, les convaincre que cueillir les carottes ou les haricots, c’est bien aussi…), mais aussi des autres pots de confitures (l’♂ ayant ouvert le dernier pot de confiture d’abricot dimanche…)

En juin, les petits pois (24 pots ça serait bien, mais je ne sais pas si j’aurais assez de place et de pots pour en faire autant – surtout que ce sont les mêmes pots que pour les aubergines à la provençale -25 pots par fournées, ça me tient 6mois-, donc je vais avoir du mal à tout stocker et/ou faut que je rachète des pots…) et puis ça dépendra aussi du prix à la cueillette, même si je préfèrerai mettre du frais et local en conserve, si c’est trop cher, ça sera des petits pois surgelés (oui, je fais des conserves de légumes surgelés parce que c’est plus écolo de stocker en pot qu’en congélateur – d’autant que j’ai un petit appart donc un petit congel, un pot ça se glisse partout, pas un congélateur, oui, mais dans ce cas, pourquoi je ne prends pas des petits pois déjà en conserve ? Parce qu’il y a un tas d’additif dedans et surtout il y a toujours du sucre ! au moins, mes conserves sont clean, en plus, je peux avoir des petits pois cultivés en France pour moins cher que ceux vendu en pots)

En juillet, la confiture d’abricots et faire des abricots secs aussi, j’arrive au bout de ma première tentative de l’année dernière (j’avais séché 3kg d’abricots et ai obtenu un pot à bonbons en verre ikea -ma référence « dosage », m’en faudrait deux pour l’année prochaine)

En Août, si la récolte est bonne et mon oncle sympa, récolter des pommes (pour tenter de faire du jus et des compotes) et bien sûr des prunes ! J’ai dû sécher 5 ou 6 kg (sur 12) l’année dernière et j’avoue que c’est tellement bon, que je vais en refaire beaucoup plus cette année (là, je me modère parce que j’arrive au fond du pot…) Par contre, les pommes séchées, ça ne se bonifie pas avec le temps (elles sont devenues toutes molles après quelques semaines… ça vaut pas le coup)

En Septembre, faire les mûres en « cueillette sauvage » (non, je vous dirais pas où, c’est mon coin à mûres faudrait pas que vous alliez le piller avant moi, non mais !) pour faire de la gelée.

Et sans doute au milieu de tout ça : refaire des conserves de haricots beurre et d’aubergines à la provençale. Peut-être aussi du pâté végé pour cet été (genre, on va en camping, le pâté c’est un peu obligatoire)

Et puis faut que je range l’appart (et vire des tas de trucs qui nous servent pas – tenez, une table comme ça, en brun, ça ne vous intéresse pas, par hasard ?), que je fasse l’état des lieux des garde-robes printemps-été (pour moi, c’est « la cata », j’ai plus aucun top mettable (je ne fais pas ma lolita-fashion victime : mes hauts ont tous plus de 5ans, voire 10 pour les plus vieux, et entre les taches indélébiles, les trous et la trame visible, je n’ai vraiment rien à mettre qui ne fasse pas clodo sur le retour) et pour finir, faut aussi que je regarde des tas de reportages sur les catastrophes aériennes (mon truc du moment, allez, ça occupe et puis on se dit « Punaise, mais, c’est pas vrai, plus jamais je m’approche d’un aéroport ! »)

Des nouvelles

Je n’ai rien écrit ici depuis Janvier. Un bel article pour m’indigner, dire que je fermerai pas ma gueule et puis plus rien. Ironique, non ?

Mais voilà, j’ai pas l’esprit à continuer ce blog « dans un but purement d’écrivain ». J’ai commencé à bloguer bien avant ce site, d’ailleurs, ici, au début, c’était juste un nouveau blog sur tout et n’importe quoi (recettes de cuisine &co, cherchez pas, j’ai viré tout ça l’année dernière). Parce qu’en ce moment, j’ai des soucis, des trucs imprévus : machine à laver qui tombe en panne, puis c’est la chaine hifi, puis le volet roulant coincé, la balance de cuisine qui déconne, la voiture qui fuit de partout, mes plantes qui se sont chopées un truc (des araignées ? un champignon ? enfin, elles crèvent toutes les unes après les autres quoi), l’impétigo du petit qui refuse de partir, les 3 kg que j’ai pris depuis le début de l’hiver, l’impression d’étouffer, physiquement et moralement, sous les corvées, les affaires, les imprévus.

Parce que je ne me sens plus du tout non plus dans cette histoire d’autopublication (je vous épargne, pour l’instant, le couplet sur le fait que c’est pas forcément une bonne chose pour un auteur), parce que je n’ai rien écrit depuis novembre (le Camp NaNo arrive, peut-être que ça me remotivera…) parce que ma vie, en ce moment, c’est « comment faire pour dépenser moins » alors qu’on fait déjà attention à tout, comment voulez-vous que je réfléchisse, que je replonge dans les méandres d’un cerveau en ébullition, d’une activité intellectuelle, quand il est, lui (mon cerveau), entièrement tourné vers le mode « survie quotidienne » ?

Je pense que ce blog va redevenir un truc plus fourre-tout, moins orienté. Ne parler que d’écriture, cela me convenait quand j’avais quelque chose « à vendre » (même si ce n’est pas la bonne façon d’attirer le lecteur de romans que de parler d’écriture, on n’attire que les écrivains). Là, j’ai besoin d’un truc plus personnel.

(pas de titre)

J’ai attendu un peu, quelques jours, que la tension retombe, que l’émotion (bien que toujours là) baisse et me laisse réfléchir. Être moins dans l’affect, c’est toujours une bonne chose sur internet comme dans la vie.

Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai pensé « Bah, c’est pas grave, Charlie ne peut pas s’arrêter, ça leur est déjà arrivé. » Et puis douze morts, non, c’est énorme. Et les noms sont tombés : Cabu, Wolinski, Charb se sont les trois noms que j’ai retenus au début (évidemment, je n’oublie pas les autres que je connaissais de loin comme Bernard Maris, ou pas du tout – tous les autres : Honoré, Tignous, Elsa, Michel, Mustapha et les anonymes : Frédéric, Franck et Ahmed, sans compter les blessés et les survivants, ceux qui portent le drame parce qu’ils ont été épargnés.).

Cabu et Wolinski surtout.

Parce que c’est mon enfance qu’on a volé. Cabu, c’est RécréA2, le club Dorothée. Le fameux nez de Dorothée n’aurait pas été si célèbre sans lui. Parce que le Beauf (que je ne trouvais pas toujours drôle) hantait le Canard enchainé et était devenu cette caricature du Beauf friqué qui dévoie tout au titre de l’argent et du cul. Parce que c’est mon enfance qui s’envole définitivement et que, mes enfants, eux, y sont toujours (d’ailleurs, c’est dur à vivre : ils sont si inconscients de tout ça, et toi tu veux leur parler, mais ils continuent à te parler de Mario, de leurs copains, de la paire de chaussures de sport qu’il faut pour demain) Cette nuit pourtant, 7ans a dormi avec nous, il avait peur des monstres (que son petit frère se transforme en loup-garou, parce qu’il est souvent « pas d’accord avec lui » et qu’ils se battent tous les jours pour de simples mots…) Même si on m’a volé mon enfance, je dois conserver la leur pour qu’ils ne deviennent pas ça en grandissant, pour qu’ils n’aient pas peur.

framboisier

Par Soulcié (l’image a été twittée ici, mais je ne sais pas d’où elle vient à la base) – Une des rares images qui m’ait arraché un éclat de rire depuis deux jours (elle est vraiment bonne XD)

Wolinski parce que c’est un mythe, tout simplement (au même titre qu’a pu l’être Sempé ou que l’est Uderzo), un type qui a tout fait et qui continue(ait) même à 80 balais.

Charb, je l’ai découvert au détour d’un article de Marianne, il y a quelques mois, sur les personnes protégées (j’avoue rarement regarder les signatures de caricature). Le type inspirant, sympa, qui continue de vivre et dire ce qu’il pense, qui n’a pas peur (des autres, de la mort, d’être en désaccord).

Charlie Hebdo, c’est le journal de mon papa. J’ai donc toujours vu ça traîner à la maison. De l’humour lourdingue avec un peu de bon sens (et quelques éclairs de génie, mais toujours grossier, bordel de merde). Des types anars post-68ards qui bouffaient du curé (quelle que soit sa religion, au curé, d’ailleurs plus souvent catho que musulman) et des politiques, parce qu’ils croyaient que les idéologies de toutes sortes sont mauvaises. Avec de la mauvaise foi aussi, souvent. Parce qu’on est dans un pays libre, qu’on peut dire et écrire ce que l’on pense en restant dans le cadre de la loi (et qu’ils ont rarement été condamnés pour ce qu’ils ont publié).

Alex pour le Courrier Picard

Par Alex pour le Courrier Picard (bel esprit, c’est exactement ça !)

Musicalement, j’ai grandi avec Renaud, Font et Val, donc l’humour grossier de Charlie, je connais (et il me fait même parfois rire). Leur entêtement sur les caricatures de Mahomet (surtout sur celles qui n’étaient pas drôles et clairement offensantes), je ne l’ai vu que comme un entêtement borné de gamins qui feront toujours ce qu’on leur interdira. Du poil à gratter, voilà ce que c’était. Si le Canard Enchaîné révèle les petites et grandes histoires politico-religieuses en adulte, Charlie hebdo, c’est le gamin, l’adolescent attardé, le journal qui refuse de grandir, de mûrir, et qui avait raison, il faut rester fidèle à soi-même et ses idées. C’étaient des cons (et je leur rend hommage en utilisant ce mot), mais ils avaient au moins la décence d’être cons pour essayer de nous faire rire, ils ne se prenaient pas au sérieux, eux. Parce que les cons pour de sérieux sont légion et c’est bien désespérant !

J’ai passé deux jours accrochée à Twitter et au site du Monde. J’y passerai sans doute encore la journée, parce que je n’arrive pas à penser à autre chose. Depuis deux jours, j’ai finalement peu viré de gens de ma vie internet. C’est dans ce genre de moment que les gens se révèlent vraiment. Tous ceux qui disaient « C’est bien mérité », je les ai virés (et je me demande bien comment j’ai pu m’intéresser à des gens pareils un jour…) parce que non, personne ne mérite de mourir pour avoir donné son avis, jamais et dans aucune circonstance. J’imagine mal Cabu ou Charb aller planter leur poing dans le gueule de ceux qui étaient d’un avis différent (quant à les tirer comme des lapins… haha, je me marre) : ils faisaient des dessins pour s’expliquer, ils n’utilisaient pas la violence physique. L’avantage du verbe, du dessin, c’est qu’on peut toujours en faire abstraction : mes idées ne vous plaisent pas ? Et bien ne les lisez pas, ne les écoutez pas ! C’est plus dur avec un poing dans la gueule.

J’ai laissé une petite chance à ceux qui tentaient d’expliquer qu’on ne pouvait pas être contre le meurtre, anti-raciste, féministe et en même temps pour la liberté d’expression (oui, oui, y’en a eu deux ou trois comme ça : Charlie étant leur bête noire depuis un moment). Ben si, parce que je pense qu’on peut l’être ET RESPECTER que d’autres soient d’un avis différent. La dialectique, la discussion c’est l’important. Il faut laisser les gens dire ce qu’ils pensent, c’est le meilleur moyen de contrer leurs arguments, de les convaincre qu’ils ont tort (ou moi-même de réviser mon jugement, je n’ai pas la science infuse) Mais pour cela il faut qu’il y ait discussion. Si on empêche les gens de dire « les extra-terrestres, c’est tous des voleurs », ils le penseront quand même, mais on ne pourra pas leur faire comprendre que ce n’est pas une généralité… parce qu’on ne les entendra plus et qu’on ne pourra plus les contrer. C’est pour cela, il faut qu’il y ait discussion et échange de points de vue, et donc, liberté de parole (et de presse) !

Je me marre aussi de voir que Notre-Dame a sonné le glas pour des athées, que le FN se pose en victime « non-invitée » à un rassemblement censé être apolitique, alors que Marine n’a pas attendu deux jours pour récupérer l’affaire et proposer un référendum sur la peine de mort (ce qui est totalement contre les valeurs que défend Charlie, mais toutes les occasions sont bonnes à prendre), je me marre de voir que les politiques sont en train de se taper dessus pour un rassemblement (le même) avec des appels à « non-récupération politique », alors que le « peuple » se débrouille très bien sans eux pour organiser des manifs spontanées dans le calme et l’union (comme quoi, les politiques ne servent qu’à foutre un peu plus la merde auraient sans doute commenté certaines victimes).

Vidberg pour Charlie

Par Vidberg (elle ne m’a pas fait rire, mais elle est tellement vraie)

Je pleure de voir que des cons (des vrais, des méchants) attaquent des lieux de cultes musulmans (ou considérés comme tels : une famille dans une voiture, un kébab… comme si ils y étaient pour quelque chose, eux ?) juste parce que les assassins ont crié Allah akhbar (comme si c’était un cri terroriste entonné par des millions de musulmans tous les jours, ça signifie juste Dieu est grand ! Bordel ! N’importe quel catho fait pareil et on ne va pas tous les accuser d’être des terroristes juste pour avoir affiché leur foi, non ?)

Je pleure de voir que ces gens (ceux qui prétendent faire payer l’attentat à tous ces salauds d’islamistes-musulmans, amalgame facile et qui démontre leur peu de compréhension du monde) se font justice eux-même, comme des terroristes, sans aucun respect pour les deux policiers qui sont morts (sans oublier les deux policiers gravement blessés) et qui, eux, faisaient leur boulot en défendant les lois et valeurs de la République. Valeurs que ces gens bafouent en prétendant la défendre !

Bref…

En décembre, comme tous les ans, je cogite beaucoup sur l’année à venir, à me demander si je dois continuer ou non, si je dois écrire des trucs « populaires » (et qui se vendent bien) ou sur ce qui m’intéresse vraiment même si c’est plus littéraire, moins agréable à lire (pas à cause du style, mais à cause du sujet et du temps que ça me prend à écrire). J’allais m’y remettre (à écrire), et puis, voilà, y’a ça qui tombe. En décembre, j’avais presque décidé d’arrêter ce blog, parce que j’en avais marre des commentaires désobligeants (que je censure, hé oui mais parce qu’ils sont insultants), et que j’ai bien compris que pour qu’on parle de mes livres ailleurs, il fallait que je me case un peu, que j’arrondisse les angles (trop de coups de gueule, les gens n’aiment pas, sachez-le), qu’être blogueuse (surtout ici, il n’y a pas de pub, ça ne me rapporter donc rien financièrement…) hé bien, c’était pas mon boulot, que je devais plutôt écrire. Et disparaître d’internet, un peu, parce que ça me bouffe (du temps, de l’énergie, de la motivation) et que ça ne me fait pas avancer professionnellement (comme dit plus haut : les gens ne lisent pas les trucs un peu polémiques ou engagés, ils veulent du rassurant ou du rêve, désolée, j’écris plus de ça)

Et voilà, là, c’est juste impossible. Si je le faisais, je ferais, non pas le jeu des terroristes, mais le jeu de ceux qui veulent une société bien lisse et sans accroc, une société qui ne fait pas polémique et qui s’endort (une société endormie, c’est pas bon). Une société qui nie les positions extrêmes et déterminées (quelles qu’elles soient) et donc qui les stigmatise, les met à la marge, les rejette et les pousse à penser de travers, à penser que la France n’est pas un pays pour eux et qu’il faut le changer (et, ironiquement, leur permet de rallier tous ceux qui se sentent exclus du système), et finalement qui les pousse à la violence pour se faire entendre. Et ça, je n’en veux pas.