Madama Butterfly

Après une bonne journée qui finit en queue de poisson (cf. note précédente), j’ai été voir Madama Butterfly à l’opéra de Lille.

Une valeur sûre : Puccini à la partition (c’est le spectacle bankable de l’année pour l’opéra de Lille) et Jean-François Sivadier à la mise en scène.

La mise en scène de Sivadier

L’idée est de ne pas tomber dans la caricature de la culture japonaise et de traiter Madama Butterfly pour ce qu’il est : un drame. La tragédie grecque donc est l’inspiration de cette mise en scène, avec tout ce que cela peut avoir de théâtral : des personnages couronnés aux toges amples et l’omniprésence du chœur surtout sur le dernier acte. Sivadier est avant-tout un homme de théâtre, avec sa culture et ses références, si éloigné des références traditionnelles en matière de mise en scène d’opéra. C’est bien, ça change.

Premier acte : comédie. Trop surjoué peut-être. Sharpless (Armando Noguera) est un peu trop cabotin au début, donnant l’impression de retrouver le Figaro de l’an dernier (dans une mise en scène de…. Jean-François Sivadier déjà !). Mais c’est sans doute le défaut de la mise en scène puisque Noguera prouve, par la suite, qu’il peut incarner beaucoup plus de profondeur (et j’avoue avoir envie de le retrouver une rôle plus grave à l’avenir)

Il y a une mise en place de quelques signes symboliques (une sorte de salut « bonjour/merci/au revoir » selon le sens dans lequel il est fait) comme une volonté d’éviter absolument tout signe qui pourrait rappeler la culture japonaise. Était-ce vraiment utile ? Vouloir sortir de la japon-niaiserie d’accord, mais tomber dans le travers d’inventer une nouvelle « culture » pour cela relève tout autant du folklore (et éloigne du drame).

La mise en place du décor, par contre, est vraiment intéressante, les murs sont des étendards déplacés à l’envi. Le principe reste le même que pour Le Barbier de Séville l’année dernière : un plateau vide, quelques sièges et des rideaux de théâtre. Malgré tout, la scène n’est pas vide et l’on se laisse prendre par les mouvements des acteurs (les chanteurs ne sont jamais moins de quatre sur scène).

Deuxième acte : Que dire ? Serena Farnocchia (Cio-cio-san) chante bien, mais n’a pas réussi à me transcender. Peut-être n’avais-je pas l’esprit à ça. Mais justement, cela aurait dû me changer les idées, me faire vivre autre chose… le principe de catharsis toussa (on reste dans le théâtre grec, voyez !) Rien. C’était agréable à écouter, sans plus. Très musical, pas vraiment émotionnel.

Mise en scène très intéressante lorsque Cio-cio-san et Suzuki dénudent le jardin de ses fleurs pour couvrir le sol de pétales. Pas de pétales, pas de fleurs. Elles arrachent juste les étendards pour s’enrouler dedans, ce qui laissent une forêt de croix (très christique tout cela, ça fonctionne bien, on voit le drame venir même si l’on ne connaît pas l’histoire)

madama-butterfly-lille2015

Troisième acte : Un peu trop théâtral peut-être, avec l’omniprésence du chœur. Omniprésence qui plombe sensiblement cet acte assez intime, non pas par la présence des choristes, mais par l’impression qu’ils donnent d’avoir été mis là pour signifier quelque chose sans que l’on sache vraiment trop quoi. Ils bougent, gesticulent même une espèce de symbolique inintelligible qui donne l’impression que, par manque d’idée, Sivadier a voulu développer l’idée du chœur antique des tragédies grecques sans vraiment savoir quoi en faire sur la fin. Il faut dire que Puccini n’aide pas, c’est souvent un peu longuet…

(Enfin, c’est toujours mieux que Lucia di Lammermoor par Stanislas Nordey en 2013, où la mise en scène était un peu près sur tout : une bonne idée de départ, de bonnes intentions, mais une mise en place complètement à côté de la plaque : les déplacements, les personnages et même les jeux de lumière étaient toujours à côté de leurs pompes ! Sivadier, heureusement, nous évite ça.)

Il se rattrape d’ailleurs bien sur la fin. Pas les dix minutes de fin, non la vraie fin, les dix dernières mesures, bref, sur le suicide de Butterfly, ce qui est assez court et sans doute bien aidé par la musique de Puccini (malgré un couac parmi les percussions ou peut-être mes oreilles m’ont-elles joué un tour ?) Dix mesures à vous prendre aux tripes.

Pour la musique, rien d’exceptionnel, pas de véritables audaces. Les chanteurs sont bons, bien dans leur rôle. J’ai eu une préférence pour Armando Noguera (Sharpless) et François Piolino (Goro), et puis Rachid Zanouda en serviteur muet très bien utilisé.

Conclusion : un bon spectacle assez consensuel à voir (il sera diffusé en live mardi 2juin un peu partout dans la région et sur la culturebox de France Télévision). Et sinon, je déteste toujours autant le personnage de Pinkerton !

Suite de mes histoires de santé…

Je ne pensais pas que c’était à ce point-là, mais je stresse sans doute beaucoup plus que je ne le pense.

Donc, depuis vendredi, j’ai à nouveau (parce que ça me l’avait déjà fait le mois dernier, mais j’avais mis ça sur le compte de ma séance d’ostéopathie), j’ai à nouveau, dis-je, des attaques de panique. L’impression de ne plus pouvoir respirer, d’avoir mal à la poitrine, d’être oppressée.
Ah, ah, ah…Ouais, ça serait drôle si ce n’était pas si gênant. Parce que ça m’empêche de dormir correctement, du coup, je suis crevée et c’est pas ça qui m’aide à déstresser.Et surtout, je ne vois pas ce qui me stresse. Pas vraiment, en tout cas, rien qui n’ait déjà été présent depuis des mois, alors pourquoi maintenant ?

Bon jour, mauvais jour

Hier, je n’ai rien fait ou presque. J’ai paressé au lit quasiment toute la journée. J’ai fait le repas de midi. Cela m’a pris trois fois 2minutes : le temps de mettre les ingrédients du séitan dans la machine à pain (un essai de seitan façon poisson, avec du court bouillon et des algues nori, pas très concluant, ça n’a quasiment pas de goût), puis le temps de mettre le séitan ainsi que le mélange riz-riz sauvage-lentilles vertes à cuire au cuit vapeur et, enfin, le temps de mettre le tout dans deux assiettes pour manger.

Ensuite, je suis retournée dans mon lit en cafardant.

A un moment de l’après-midi, j’ai eu un sursaut d’honneur, j’ai fait 10minutes de vélo elliptique (résistance à zéro, ça fait quinze jours que je suis pas montée dessus à cause de mes migraines/torticolis/oppression thoracique/hanche coincée/flemme) mais c’est tout. Je suis restée en jogging toute la journée à regarder la saison 10 de l’inspecteur Barnaby.

Hier, ce n’était pas une bonne journée.

Aujourd’hui, allez savoir pourquoi, ça va mieux : nous sommes allés au marché, avons acheté des fruits, j’ai décidé d’inaugurer mon cadeau d’anniversaire en faisant du jus de pommes (c’est en train de juter), nous avons enfin mis à la poste une lettre qui traine depuis des plombes, les chèques de remboursement sécu à la banque, j’ai fait des burgers à midi (même que j’ai fait les petits pains moi-même), bref, là ça va mieux. Je sais pas si je ferai du vélo elliptique aujourd’hui (naaaan, faut pas rêver, j’ai toujours la hanche un peu coincée et puis faut pas trop en faire à la fois non plus, sinon demain je déprimerai à nouveau 😛 )

Nous avons aussi découvert un nouveau magasin végé (ça ne serait pas arrivé si nous n’avions pas posté la lettre !) qui est moins cher que les biocoops où je vais et vends des tas de faux-mages végétaux et même que le faux cheddar a une texture et un goût de cheddar, dingue non ? (si vous avez déjà essayé des fromages végétaux, vous comprendrez que ça tient du miracle)

Bref, aujourd’hui, c’est une bonne journée.

C’est amusant (si l’on peut dire) de voir comme on se raccroche aux petites choses quand on sombre

Hier, je suis allée chez l’ostéopathe. Enfin, à l’école d’ostéopathie, j’ai pas vraiment les moyens de me payer un véritable ostéo.

Pendant l’heure qu’a duré la séance, on a beaucoup parlé. Stress, évidemment puisque j’étais coincée de partout, avec cette réaction de l’étudiant : « Essayez d’être moins stressée, relaxez-vous, rien n’est grave. »

Non, rien n’est grave, j’étais un peu dans le pâté en sortant, mais j’ai quand même pu reprendre ma voiture et repartir. Essayer d’oublier, de me détendre, de prendre du temps pour moi, pour relativiser, pour ne plus penser à rien.

Penser à rien, j’y arrive bien en conduisant, je me concentre sur la route, les autres et je me sens bien. Sauf que ma voiture, là, hier en essayant de ne plus penser à rien en sortant de chez l’ostéopathe, elle faisait un tas de bruits bizarres. Enfin, plus bizarre que d’habitude. Je sais très bien que ce petit bruit de liquide qui coule quand je roule, c’est le système de refroidissement. Il faut ajouter du liquide et le bruit disparait. Ça m’est arrivé à plusieurs reprises ces derniers mois, mais c’était juste un tout petit bruit.

En roulant, hier, c’était un bidon de 5 litres qui s’écoulait à gros bouillons. Évidemment que ça m’a inquiétée, je ne suis pas inconsciente. Je n’allais pas m’arrêter en pleine campagne non plus et aucun voyant ne s’allumait sur mon tableau de bord.

Depuis quelques temps, tous les objets techniques (machines, robots, trucs avec pleins d’électronique) nous lâchent un à un. Depuis Noël en fait, il ne se passe pas un mois sans que plusieurs de nos objets « industriels » ne cassent leurs pipes. C’est au point qu’on en vient à parier sur le prochain qui nous lâchera.

On croyait vraiment que ce serait la machine à pain. Elle semble cependant nous avoir laissé un répit, après avoir été graissée (répit de courte durée, la graisser tous les jours ne réparera pas le problème). C’est idiot, nous avons une boulangerie en bas de chez nous ouverte tous les jours de 8h à 20h, nous pourrions nous en passer même le dimanche. Mais bon, c’est super pratique et l’on peut se faire du pain vraiment intégral et bio, des brioches sans lait ni oeufs, des tas de trucs qu’on ne trouve pas forcément à la boulangerie d’en bas. Et au pire, nous avons un four…

La machine à pain a repris son bruit étrange lorsqu’elle tourne. Ma voiture, elle chauffe beaucoup trop. En rentrant, hier, soudain, le bruit de liquide qui coule a cessé. La voiture, elle, s’est mise à souffler comme une damnée. Le ventilo du moteur tournait un peu trop fort à mon goût, j’ai même ouvert le capot pour vérifier que ça ne chauffait pas exagérément (je n’ai pas pu vérifier le liquide de refroidissement, il fait trop noir dans le parking souterrain). Le capot était froid, le moteur à peine chaud mais le ventilo tournait, tournait, tournait…

La voiture roule toujours, mais, là, la visite au garage s’impose. Ce mois-ci, pas le mois prochain. Ce mois-ci, évidemment. Mais nous vivons en ville, il y a les transports en commun, voilà le bon côté. Même si ça nous prends plus de temps, plus d’argent aussi car nous sommes 5 à voyager tout de même, et que nous ne pouvons guère envisager de sortir de la métropole lilloise en bus, métro ou tram.

Je n’irais sans doute pas voir la mer vendredi. L’année dernière, j’avais passé la journée sur la plage, à ne rien faire du tout. Cette année, je m’en passerai.

En attendant, je continue de tenir ma maison rangée, propre. Ça finit par ressembler à de la maniaquerie. Le soir, je ne vais plus me coucher avant d’avoir fait le tour de l’appart : la cuisine impec, sans vaisselle ni rien qui traîne, le couloir que je parcours en tout sens jusqu’à ce que plus rien ne reste par terre, jusqu’à ce que chaque cartable, manteau, chaussure ait retrouvé sa place, bien rangée, les toilettes sans chaussette qui traîne, avec du papier, la salle de bain où je réaligne les brosses à dents, le salon pour vérifier que tout est à sa place (et souvent, je suis obligée de repasser plusieurs fois et de repartir à l’autre bout de l’appart pour ranger ce qui traîne), et pour finir, ma chambre où je m’assure qu’il ne reste plus rien par terre, que j’ai bien jeté ou rangé les papiers, lettres, facturettes avant de m’autoriser à me coucher.

C’est cette maniaquerie obsessionnelle qui me permet de tenir. Cela occupe ma journée (c’est hallucinant ce qu’on peut salir une cuisine en quelques minutes), me donne l’impression que j’ai prise sur quelque chose de tangible, que ma vie ne s’effiloche pas tant que tout reste en ordre.

La fin du monde peut arriver, mes herbes aromatiques et mes épices sont toutes bien alignées dans leur tiroir.

Le verre d’eau dans lequel on se noit…

Ce qui me fait le plus de mal, en ce moment, c’est cette impression de n’avoir jamais aucun répit.

Mes migraines sont passées, le torticolis est arrivé. Sérieux, évidemment, parce que sinon ça n’aurait pas été aussi amusant. Coincée au lit près de deux jours, des médocs qui font planer (un peu, je suis facilement dans le gaz avec les médicaments), et l’ennui qui s’installe, forcément, parce que je n’ai pas l’esprit à me distraire en regardant des séries à la con ou en lisant n’importe quoi.

Financièrement, le mois d’avril est un mois très difficile : parce qu’il y a les charges sociales à payer, parce qu’on a les échéances d’assurances, parce qu’on a les vacances à réserver (la première fois depuis toujours…), un retard de la cantine à payer (tant pis, je paierai le mois prochain).

J’aime rire de ce qui m’arrive, le rire, c’est la seule chose qui me reste.

Mais des fois, c’est à la limite des larmes.

La CAF nous réclame des sous, environ une année et demie de trop perçu. Pourquoi est-ce toujours nous qui attirons les problèmes administratifs ? Pourquoi ces mêmes administrations mettent autant de temps à corriger le tir ? C’est toujours un an, deux ans de cotisations non-réclamées, ou de trop perçus, évidemment à rembourser d’un coup ou sur un échéancier conséquent. Pas toutes en même temps, non, mais lorsque l’on a réglé un problème avec l’une, c’est une autre qui se manifeste.

A peine sortis d’une période de remboursement pendant laquelle nous calculons tout pour être dans les clous, nous entrons dans une autre. C’est sans fin, du moins, j’en ai l’impression.

Nous avons toujours tenu à n’avoir aucun crédit, parce que nous ne voulons pas vivre sur ce que nous n’avons pas. En tant que travailleurs indépendants, il est difficile de prévoir les rentrées d’argent: un crédit sur 25ans pour payer une maison, sur 5 ou 10 ans pour payer une voiture, ce sont des choses auxquelles nous ne pensons même pas. Même la nouvelle machine à laver, nous l’avons payé cash. Jamais de crédit, jamais d’excès, toujours un budget en équilibre.

Et pourtant, c’est sans arrêt que l’on doit de l’argent ici ou là. C’est donc 3000€ que la CAF réclame, et je me dis que ces sous auraient dû nous faire sentir « riches », ça fait presque 200€ par mois de « trop ». Dans quoi sont-ils partis ? Nous ne sommes pas plus riches, nous n’avons pas de nouvelle télé HD surround (nous n’en avons d’ailleurs pas du tout),  nous avons dépensé moins en essence, en électricité, en eau que l’année d’avant, je n’ai pas refait ma garde-robe, le chéri n’a pas refait ses lunettes… Alors où sont-ils passés, ces sous ?

En décembre, j’ai réalisé (avant même de savoir que cette masse nous tomberai dessus) que je devais faire encore plus attention à mon budget. J’ai tout revu à la baisse et nous n’étions déjà pas dépensiers.

J’ai peur aussi pour les années à venir : pour l’instant, mon compagnon bénéficie encore de l’ACCRE, une aide qui lui permet de ne pas payer ses cotisations sociales à taux plein. Qu’en sera-t-il lorsqu’il devrait payer le double de ce qu’il paye actuellement ?

Je n’aime pas non plus l’idée que mon cadet m’amène sa tirelire en nous disant « Tiens maman, c’est pour faire les courses ». Et je me vois obligée de le rassurer que c’est son argent, que nous avons « assez pour faire les courses » qu’il ne faut pas qu’il s’inquiète (c’est un anxieux), alors que je me retiens de leur donner de l’argent de poche lorsque les mois sont difficiles et qu’il voit bien que je calcule tout.

Et en parallèle, j’essaye de voir le « bon côté des choses ». Mais c’est dur.

Peau neuve

Ce blog fait peau neuve. Nouvelle peau, nouveau contenu.

La base de données a été allégée, la machine à gaz que mon wordpress était devenu est redevenue un wordpress de base avec un template de base et le minimum syndical en terme de contenu. Cela faisait longtemps que j’y réfléchissais, il fallait juste arriver à sauter le pas.

Avec un nouveau principe  : les billets auront une durée de vie d’un an. Un peu à la mission impossible Ta da da da da da da da da… Et après ? Ben, vous pourrez toujours aller les lire ailleurs (des tas de sites archivent les autres sites, la BNF en premier lieu, s’ils ont bien fait leur boulot, vous pourrez toujours les retrouver).

Donc si vous aimez un billet, enregistrez-le, sauvez-le, archivez-le, parce que d’ici un an, il disparaîtra.

Vous remarquerez aussi que j’ai viré les bouquins gratos ici et les bouquins pas gratos ailleurs. Je n’ai pas dit que je les supprimais définitivement, juste que je n’ai plus le temps de m’occuper de ça (ni l’envie, il faut le dire), ils reviendront peut-être un jour, sous une autre forme, ou pas. On verra, pour l’instant, je veux me concentrer sur les textes plus récents que j’ai laissé à l’abandon. Et sur ma propre vie aussi.

Mon homme dirait que je me tire une balle dans le pied parce que j’ai un bon site bien classé dans Google et que supprimer des pages « qui attirent » les visiteurs, ben, ce n’est pas intelligent d’un point de vue webistique. Mais comme c’est pas mon métier de bien classer mon propre site, que le-dit site ne me rapporte rien et que finalement, faire des visiteurs juste pour attirer les gens qui s’intéressent toujours aux mêmes pages, ça ne m’intéresse pas. Alors QUÉQUETTE !

C’est mon blog, je fais ce que je veux.

Le stress tranquille

En ce moment, je suis stressée. On ne dirait pas comme ça, mais j’angoisse, je me bats avec ma vie et ses problèmes récurrents, quotidiens. Oh, pas de gros problèmes : les enfants vont bien, les finances ne tombent jamais dans le rouge (vive ma gestion efficace d’un budget) et finalement, je n’ai aucun problème qui ne puisse se résoudre avec du temps, un peu de bonne volonté et parfois aussi un peu d’argent (parlez-en à ma machine à laver, à ma cafetière, à ma balance de cuisine, mon pèse-personne, mon ordi tout neuf encore sous garantie – ouf- et ma voiture).

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Mais voilà, si les problèmes ne sont pas graves, ils sont sans cesse là. Pas le temps d’en régler un qu’un autre est déjà survenu. Si ce n’était que matériel, cela irait, mais il y a aussi les problèmes administratifs (remerciez-moi, je les attire juste pour que vous n’en ayez jamais, vous), les problèmes familiaux (pas grave, c’est juste organiser les vacances en casant 2 mariages en quinze jours, évidemment pas au même endroit et surtout pas à côté de chez moi, ça me fait plaisir bien sûr, mais ça reste un souci « de plus »), les petits rendez-vous médicaux/bancaires/administratifs à droite à gauche qui vous bouffent quand même pas mal de temps.

Tous ces petits riens qui s’accumulent et qui « font la vie » dirait mon homme, mais qui m’occupent l’esprit plus qu’ils ne le devraient. Je devrais arriver à prendre du temps pour moi, à me reposer un peu.

Depuis quinze jours, je fais des insomnies matinales (vivement le changement d’heure), j’ai des vertiges, des maux de tête et cet oeil gauche qui n’en fait qu’à sa tête. Sans doute le stress. Oui, je le sais bien, je l’ai dit au médecin, je sais bien que ça doit être ça. Je sais que je « vais bien » physiquement, je ne m’angoisse jamais pour ma santé, mais pour tout le reste.

Il y a quelque année, j’ai assisté à une conférence sur le Burn out maternel. Le même que celui qu’on trouve chez les employés stressés/pressés. Et s’il y a une chose que j’ai très bien comprise, c’est que le burn out, ce n’est pas péter les plombs, tout envoyer balader et sauter par la fenêtre. Au contraire, c’est sournois. C’est le fait d’accumuler les angoisses, les soucis, tous les « petits riens qui font la vie », et de les accumuler au point d’en avoir ras-le-bol. Mais pas un ras-le-bol explosif, non, un ras-le-bol plat, fade, qui vous fait fonctionner en mode automatique. On est en situation de burn out lorsque l’on ne réagit plus que par automatisme, qu’on est dans une sorte de train qui va trop vite et qui nous oblige à cesser de penser, de réagir en individu. Quand on devient une sorte de machine vivante. Et c’est très grave : exploser, c’est réaliser que ça ne va pas et vouloir changer; fonctionner en mode auto, c’est, au contraire, intégrer ce stress à sa vie et ne pas se rebeller contre lui. C’est finir par somatiser avec des migraines, des vertiges, des insomnies, et un oeil qui vous force à rester dans l’obscurité parce qu’il ne peut plus supporter la lumière du jour.

Je devrais prendre du temps pour moi, pour mes projets qui sont au point mort depuis trop longtemps (quels projets ? Quelle direction prendre ? Même ça, je n’en ai plus aucune idée !), mais je n’y arrive pas.

En attendant, j’ai deux nouveaux rendez-vous à prendre (prise de sang, médecin) et un médicament qui m’empêche de conduire (monsieur n’ayant pas le permis, je dois trouver une alternative pour le transport des petits, les courses, etc.), ce qui ne fait qu’ajouter à la somme que j’ai déjà sur le dos. Moi qui pensait résoudre une partie de mes problèmes en allant chez le médecin… Ironique, non ?

Je suis prête pour aller vivre à la campagne…

Puisque je n’écris plus, en ce moment, je joue les bonnes mères de famille.

Il faut bien occuper ses journées…

Les chocolats de Pâques que j'ai fait la semaine dernière (les gros sont doubles couches : lait et blanc, comme des Kinder surprises) - Mes pauvres enfants vont encore dire qu'ils préfèreraient les vrais kinders (surtout les gros parce que leurs copains en ont tous eux...)
Les chocolats de Pâques que j’ai fait la semaine dernière (les gros sont doubles couches : lait et blanc, comme des Kinder surprises) – Mes pauvres enfants vont encore dire qu’ils préfèreraient les vrais kinder (surtout les gros parce que leurs copains en ont tous eus…)

Hier, j’étais de sortie de classe: une journée en forêt avec la classe du petit dernier, les 3-4ans et demi (très important le et demi)

Départ 8h30, avant ça, j’avais fait 1h d’insomnie (vivement le changement d’heure, je me réveillerai à 6h30, ce sera plus décent que 5h30), puis 30minutes de sport (pour perdre les 3kg pris depuis Noël, et pis un peu plus plus avant l’été, hein, sinon, la piscine, j’irai pas), fait cuire les haricots noirs (et lancé la stérilisation de plus d’une heure), râlé contre les enfants encore en pyjama (puis pour les dents, puis pour les sacs, puis pour raaaaaaaah – je ne parlerais pas d’un matin ordinaire, d’habitude, je ne les emmène pas à l’école…) et j’ai même sortie le linge de la machine (je ne l’ai étendu que le soir par contre, je ne suis pas Wonderwoman)

La sortie de classe, c’était marrant en gros : on a vu 3 grenouilles dans une mare, on a mangé, on a fait du « sport » (et là, je dois dire que j’ai morflé quand il a fallu lever les bras – POURQUOI ai-je fait du sport le matin, hein ? J’ai failli me taper la honte devant une bande de gamins de 4ans tellement ils étaient lourds, mes bras !) et puis on est rentré. Il était 15h30. Et à 16h15, quand 4ans est revenu de l’école avec son papa, il m’a raconté toute sa journée (les grenouilles, les têtards, la course de relais…) comme si je n’y avais pas été (mémoire de poisson rouge, le gamin).

Enfin, mes conserves de haricots noirs sont belles et bien fermées (va falloir que je rachète des couvercles par contre parce que je commence à être à court de couvercles pas rouillés et hermétiques…) et je programme déjà les futurs conserves à faire :

Fin mars ou début avril : sécher une cagette de 3kg de champignons de paris frais (parce que c’est quand même super pratique à mettre dans la soupe, et les champigons séchés, ça coûte un bras)

Fin avril-mai, les confitures de fraises  car nous sommes venu à bout des 26pots de la récolte des 14kg de fraises cueillies en 2013 (va falloir les modérer un peu cette année, les convaincre que cueillir les carottes ou les haricots, c’est bien aussi…), mais aussi des autres pots de confitures (l’♂ ayant ouvert le dernier pot de confiture d’abricot dimanche…)

En juin, les petits pois (24 pots ça serait bien, mais je ne sais pas si j’aurais assez de place et de pots pour en faire autant – surtout que ce sont les mêmes pots que pour les aubergines à la provençale -25 pots par fournées, ça me tient 6mois-, donc je vais avoir du mal à tout stocker et/ou faut que je rachète des pots…) et puis ça dépendra aussi du prix à la cueillette, même si je préfèrerai mettre du frais et local en conserve, si c’est trop cher, ça sera des petits pois surgelés (oui, je fais des conserves de légumes surgelés parce que c’est plus écolo de stocker en pot qu’en congélateur – d’autant que j’ai un petit appart donc un petit congel, un pot ça se glisse partout, pas un congélateur, oui, mais dans ce cas, pourquoi je ne prends pas des petits pois déjà en conserve ? Parce qu’il y a un tas d’additif dedans et surtout il y a toujours du sucre ! au moins, mes conserves sont clean, en plus, je peux avoir des petits pois cultivés en France pour moins cher que ceux vendu en pots)

En juillet, la confiture d’abricots et faire des abricots secs aussi, j’arrive au bout de ma première tentative de l’année dernière (j’avais séché 3kg d’abricots et ai obtenu un pot à bonbons en verre ikea -ma référence « dosage », m’en faudrait deux pour l’année prochaine)

En Août, si la récolte est bonne et mon oncle sympa, récolter des pommes (pour tenter de faire du jus et des compotes) et bien sûr des prunes ! J’ai dû sécher 5 ou 6 kg (sur 12) l’année dernière et j’avoue que c’est tellement bon, que je vais en refaire beaucoup plus cette année (là, je me modère parce que j’arrive au fond du pot…) Par contre, les pommes séchées, ça ne se bonifie pas avec le temps (elles sont devenues toutes molles après quelques semaines… ça vaut pas le coup)

En Septembre, faire les mûres en « cueillette sauvage » (non, je vous dirais pas où, c’est mon coin à mûres faudrait pas que vous alliez le piller avant moi, non mais !) pour faire de la gelée.

Et sans doute au milieu de tout ça : refaire des conserves de haricots beurre et d’aubergines à la provençale. Peut-être aussi du pâté végé pour cet été (genre, on va en camping, le pâté c’est un peu obligatoire)

Et puis faut que je range l’appart (et vire des tas de trucs qui nous servent pas – tenez, une table comme ça, en brun, ça ne vous intéresse pas, par hasard ?), que je fasse l’état des lieux des garde-robes printemps-été (pour moi, c’est « la cata », j’ai plus aucun top mettable (je ne fais pas ma lolita-fashion victime : mes hauts ont tous plus de 5ans, voire 10 pour les plus vieux, et entre les taches indélébiles, les trous et la trame visible, je n’ai vraiment rien à mettre qui ne fasse pas clodo sur le retour) et pour finir, faut aussi que je regarde des tas de reportages sur les catastrophes aériennes (mon truc du moment, allez, ça occupe et puis on se dit « Punaise, mais, c’est pas vrai, plus jamais je m’approche d’un aéroport ! »)

Des nouvelles

Je n’ai rien écrit ici depuis Janvier. Un bel article pour m’indigner, dire que je fermerai pas ma gueule et puis plus rien. Ironique, non ?

Mais voilà, j’ai pas l’esprit à continuer ce blog « dans un but purement d’écrivain ». J’ai commencé à bloguer bien avant ce site, d’ailleurs, ici, au début, c’était juste un nouveau blog sur tout et n’importe quoi (recettes de cuisine &co, cherchez pas, j’ai viré tout ça l’année dernière). Parce qu’en ce moment, j’ai des soucis, des trucs imprévus : machine à laver qui tombe en panne, puis c’est la chaine hifi, puis le volet roulant coincé, la balance de cuisine qui déconne, la voiture qui fuit de partout, mes plantes qui se sont chopées un truc (des araignées ? un champignon ? enfin, elles crèvent toutes les unes après les autres quoi), l’impétigo du petit qui refuse de partir, les 3 kg que j’ai pris depuis le début de l’hiver, l’impression d’étouffer, physiquement et moralement, sous les corvées, les affaires, les imprévus.

Parce que je ne me sens plus du tout non plus dans cette histoire d’autopublication (je vous épargne, pour l’instant, le couplet sur le fait que c’est pas forcément une bonne chose pour un auteur), parce que je n’ai rien écrit depuis novembre (le Camp NaNo arrive, peut-être que ça me remotivera…) parce que ma vie, en ce moment, c’est « comment faire pour dépenser moins » alors qu’on fait déjà attention à tout, comment voulez-vous que je réfléchisse, que je replonge dans les méandres d’un cerveau en ébullition, d’une activité intellectuelle, quand il est, lui (mon cerveau), entièrement tourné vers le mode « survie quotidienne » ?

Je pense que ce blog va redevenir un truc plus fourre-tout, moins orienté. Ne parler que d’écriture, cela me convenait quand j’avais quelque chose « à vendre » (même si ce n’est pas la bonne façon d’attirer le lecteur de romans que de parler d’écriture, on n’attire que les écrivains). Là, j’ai besoin d’un truc plus personnel.