L’enflure de l’hippocampe (et autres titres à la c**)

Ce qui vous amène à lire un livre, c’est la curiosité. Parce que même un livre que vous devez lire, vous ne le lisez finalement que par curiosité (sinon, vous le survolez, vous lisez le résumé ailleurs, vous vous débrouillez pour ne pas le lire du tout ou trouver le film…)

Bref, un bouquin pour être lu doit piquer votre curiosité et seulement deux choses arriveront à attirer votre attention sur les étals (et sur internet aussi) :

La couverture et le titre.

La couverture, bah, nous sommes saturés d’images H24, du coup, ce n’est plus vraiment accrocheur. La plupart des couvertures reprennent les codes du genre de bouquin écrit : noires et rouges, c’est pour les vampire ou les polars bien sanglants; aussi bariolées qu’un magazine de déco, c’est les romances contemporaines où l’héroïne se bat contre son célibat à coup de soirées copines et d’achat de rouges à lèvre en promo (je sais pas où ils les trouvent ces filles, moi, je n’en ai jamais croisées); la fille de dos face à la mer/la ville/le lac/n’importe quoi c’est pour les bouquins de Marc Levy…

Bref, la couverture, c’est devenu un truc qui doit sortir du lot mais qui se bagarre avec les 200 autres couvertures qui l’entourent et qui sont toutes sur le même modèle.

Alors, il ne reste plus que le titre. Un titre, c’est hyper important pour un bouquin, je le sais, j’en ai déjà parlé ici (article supprimé, ben ouais, internet n’a pas de mémoire…)

Le problème, c’est de trouver un titre accrocheur, qui éveille la curiosité (parce qu’on ne peut pas s’empêcher de lire les titres des livres s’ils passent dans notre champ de vision), et qui n’existe pas déjà ou ne soit pas réservé (vous saviez qu’on peut « réserver » un titre comme on dépose une marque ?)

Mais il y a de plus en plus de titres qui ne reflètent pas le bouquin, qui sont accrocheurs et qui, finalement, mal utilisés et surtout utilisés à outrance, sont complètement ridicules. Surtout que ces titres se veulent souvent inspirants, philosophiques, avec un sens caché et profond que tu ne découvriras qu’après avoir lu le livre… Livre qui se résume à une histoire gentillette, sans profondeur (ou alors une profondeur de pataugeoire), ni réel intérêt littéraire. J’entends par « intérêt littéraire » un intérêt ARTISTIQUE de la littérature : qui parle du monde, qui vous questionne, qui vous fait ouvrir les yeux, et non pas qui est joli et bien beau à lire… (désolée, en ce moment, je lis un roman sur la dictature argentine, pas le genre à vous faire voir le monde en rose)

Bref, des titres à la c*n…

Allez, je suis sympa, je vous en donne quelques titres gratos pour ceux qui n’en trouveraient pas pour leurs futures oeuvres :

  • L’arthrite de l’écureuil du parc de la Villette (l’histoire de  la rencontre d’une vieille dame et d’un jeune SDF au nord de Paris)
  • Pourquoi les mouches à merde se posent sur les coquelicots en bord de mer ? (un ancien catcheur se retrouve vigile dans une station balnéaire en plein hiver et se met à écouter du Francis Cabrel en boucle)
  • Le jour où Amanda Troubilon se décida à mettre une robe verte (l’histoire de Luc Biloutin, un type qu’on sait pas trop ce qu’il fait dans la vie, mais qui est attachant et n’arrête pas de se rappeler un souvenir heureux de son passé qui va sûrement changer sa vie à l’avenir)
  • L’outrage de la moule (Kévin, un ado fermé comme une huître, s’ouvre au monde en se découvrant une passion pour le ballet contemporain. Qu’est-ce que vous alliez penser bande de pervers ?)

Cantine 3 étoiles (et déception parentale)

La mairie propose un menu réalisé par un chef étoilé à midi.

Le soir, tu demandes : « Vous avez aimé la cantine ce midi ?
– Oh oui ! C’était trop bon ! » répondent tes trois monstres en cœur.

Tu penses Chouette ! enfin des recettes de légumes que tu vas pouvoir leur refaire (parce que la mairie, sympa, te donne le livret avec les recettes de la mousseline de petit pois aux asperges, de la julienne de légumes à la ciboulette et de la compotée de rhubarbe)

Et là, ce qui devait arriver arriva :

Numéro 3 : « Le poulet, il était trop bon » mais pas les légumes avec…
Numéro 2 : « J’ai aimé que la compote avec le yaourt »
Numéro 1 : « L’entrée, la purée bof, mais le petit gâteau avec, il était trop bon »

En gros, les légumes, on repassera… (J’y ai cru pendant une bonne minute quand même)

Pâte à crêpes végétale et parfaite

J’ai pas encore trouvé, je vous l’avoue.

MAIS je vais vous expliquer pourquoi.

Depuis des années, je fais ma pâte à crêpes ainsi :

  • 6oeufs
  • 500gr de farine
  • 1 litre de lait

C’est la recette ancestrale de la crêpière familiale Tefal et elle est super. Pas de repos (à peine, juste le temps de faire remonter les grumeaux pour les atomiser au mixer), pas de levure, de bière, de sucre… Nada ! Des oeufs, de la farine, du lait.

Depuis mon adolescence et mes expériences de babysitting, je fais aussi des crêpes sans oeuf, puisque lorsqu’on promet des crêpes à deux gamins de 8ans et qu’on ne sais du tout où leur mère planque les oeufs, on fait sans. Certaines fois, c’était même sans lait, donc juste de la farine et de l’eau (ce qui donne une superbe recette de crêpes-mongolfière à la Gaston mais qui a l’avantage de bien amuser les-dits enfants et de pas être trop dégueu sous la montagne de nutella qu’ils y ajoutaient)

Bref, la pâte à crêpes végétale, j’en fait depuis un moment : 500g de farine et 1 litre de lait de soja (parce que bon, les crêpes à l’eau, c’est pas aussi bon et puis le lait de vache…).

Mais voilà, comme les 3 poêles se détéflonisaient à outrance, nous les avons virés pour les remplacer par 2 nouvelles poêles sans revêtement : une belle sauteuse en inox et un magnifique poêle en fer. La sauteuse en inox pour les crêpes, on oublie. Mais j’ai lu partout que les crêpes dans la poêle en fer, c’est un régal, ça glisse tout seul, c’est magique.

Ma poêle en fer est bien culottée, elle est noire maintenant, et en effet, ma première tentative (un jour de grand désespoir où l’homme était malade, où les enfants avaient faim et où j’avais la flemme de faire le repas prévu…) les crêpes se décollaient sans problème, même mieux que sur les deux autres crêpières (une téflon et une céramique). Un rêve !

Puis lors de mes essais suivant, la cata ! Cela refusait de se décollait, les crêpes cramaient à l’extérieur, n’étaient pas cuites dedans… Et après de longues semaines d’essais, j’ai fini par en venir au problème : ma pâte à crêpes sans oeuf ne convient pas à une poêle en fer. Même en huilant entre chaque crêpe, même en mettant de l’huile, du sucre, de la compote dans la pâte. Rien à faire !

Par contre, celle avec des oeufs… Le rêve !

Voilà, sans être une vegan ultra-rigoriste (par exemple, je mange les haricots du cassoulet de mes enfants parce que bon, c’est déjà la galère de faire la bouffe alors faire 2 plats différents, non !), lorsqu’arrive la fin du mois, les 10 oeufs bio achetés le 1er sont déjà partis !  Du coup, il me fallait trouver un moyen pour faire une pâte à crêpes SANS oeuf et qui ne colle pas dans ma belle poêle (parce que je n’ai pas encore viré les crêpières, mais j’aimerai bien m’en débarasser quand même)

Du coup, j’ai réfléchi un peu.

La poêle en fer fonctionne avec le principe de la réaction de Maillard : elle chauffe, cuit les protéines qui forment une belle croûte de protection (celle qui donne le cancer, car pleine d’acrylamide surtout sur les produits végétaux, hihi, téflon ou acrylamide : peste ou choléra ?) qui, lorsqu’elle est bien formée, permet à l’ingrédient de se décoller de la poêle sans aucun effort. C’est pour ça qu’au début, le steak, il colle puis que d’un coup, il se détache tout seul (y parait, j’ai jamais cuit de steak dedans).

Bref, c’est simple, sans oeuf, ma pâte à crêpes manque de protéines (ah ben oui, on te l’avait dit qu’en devenant végétarien, on manquait de protéines !).

J’ai donc fait quelques essais avec ce que j’avais sous la main : au premier essai, j’ai mis un peu de farine de pois-chiche. Pas assez sans doute, ça a collé un peu quand même.

Au deuxième essai, j’ai mis plus de farine de pois-chiche ET une cuillère à soupe de gluten (pour un gros bol de pâte à crêpes). Et ben, là, miracle, ça se décollait tout seul. Pas encore le rêve, mais c’est déjà ça.

Voilà donc pour ceux-ceusses qui cherchent la recette de pâte à crêpes vegan parfaites pour les poêles en fer : il faut y ajouter des ingrédients riches en protéines.

A vous de voir :

  • Soit de la farine de pois-chiche (inconvénient, si tu mets le « bon » dosage pour que ça se décolle, ta crêpe a un goût de pois chiche…)
  • Du gluten pur (si t’es un vegan sans gluten, ben tant pis pour toi, voilà !)
  • de la farine de lupin (il y a plus de protéines que dans celle de pois-chiche, mais c’est cher, j’en ai pas et j’ai peur que ça ajoute un goût bizarre)
  • du tofu soyeux ? (y’a des protéines dans le tofu, nan ?)
  • des oeufs (hahaha, pas vegan ça) c’est quand même le plus facile et ça donne un meilleur résultat que le gluten/pois chiche/truc bizarrre, parce que même avec le gluten ma pâte à crêpes vegan dans ma poêle en fer, c’est quand même moins le rêve que celle avec des oeufs.

Sinon, pour ceux-ceusses qui ne savent pas par quoi remplacer le jambon dans les crêpes : des carottes fraîchement râpées à 4mm, natures comme ça, sans sauce, ça fait super bien illusion je trouve. (Essayez, je vous assure que c’est super)

Bonne chandeleur à vous !

Obsolescence programmée

Il n’y avait pas une loi contre ça ?

Le grille-pain

Mon grille-pain est un grille-pain du genre basique : pas de système qui fait « sauter » le pain, pas d’interrupteur, tu le branches, il grille tant que tu ne le débranche pas. C’est le même grille-pain qu’il y avait chez mes grands-parents pendant les vacances et que j’ai toujours vu depuis toute petite. Celui-là avait bien plus de trente ans (40 ? 50 ? qui sait, c’était une antiquité ce truc). Du coup, quand je me suis installée, j’ai pris le même : l’aspect neuf en plus, l’amiante en moins.

Il a bien 15 ans maintenant. Enfin, il avait… Un peu avant Noël, il a rendu l’âme.

Vous me direz 15ans pour un grille-pain, c’est une belle vie ! Ouais, ok, mais quand même, je vous dis, le truc c’est un truc basique. Du coup, lorsqu’il a cessé de fonctionner (enfin de chauffer, c’était la chose qu’il faisait), on l’a démonté et on a trouvé ce qui ne marchait plus. C’était la résistance (le seul truc qui pouvait se casser en fait), dont le filament de métal s’était coupé. Du coup, on a voulu la remplacer parce que je vous dis, c’est HYPER FACILE à réparer ! Hop, en route pour Darty pour commander la fameuse résistance à changer. En faisant la queue au service après-vente, j’en ai profité pour aller voir le prix du grille-pain en rayon. Ce n’est plus tout à fait le même, maintenant, il y a un interrupteur (du coup, tu peux le laisser brancher en permanence… mais ça fait un truc de plus qui peut « lâcher » et surtout, il n’est pas automatique donc ça ne change pas le fait que si tu l’oublies, ton pain se transforme en bout de charbon alertant tout l’étage que tes talents culinaires dégagent beaucoup de fumée.) Bref, je regarde le prix : 29,90€.

Au service après-vente arrive enfin notre tour : la pièce est à 25€, plus 6€ de frais de port…. total 31€.

31€ juste pour la résistance à revisser dans ton vieux grille-pain (qui est le même que celui en rayon, hein, juste qu’il n’a pas d’interrupteur)

29,90€ pour le grille-pain COMPLET ! On marche sur la tête, et quand on fait la remarque au vendeur, il nous dit « Ben oui, mais ce sont les prix du fabricant… »

Voilà de quoi décourager la réparation. Bref, mon grille-pain est parti à la déchetterie (voilà, alors qu’il n’y avait qu’une seule pièce à changer) et on n’en a pas acheté de nouveau. Depuis, on fait griller notre pain au four : ça a les mêmes inconvénients que mon vieux grille-pain (si tu l’oublies, l’alarme incendie se met en route) mais ça prend moins de place dans mon placard.

La Cocotte Minute

Il y a deux ou trois « outils » que je trouve indispensable en cuisine et que je me suis empressée d’acheter lorsque je me suis installée dans mon chez moi, il y a un peu plus de quinze ans : le grille-pain dont je vous ai parlé et, entre autres, la cocotte-minute. La première a été remplacé au bout de 5ans car devenue trop petite, j’ai craqué pour une plus grande et plus « technique ».  11ans donc que je l’ai. Ma belle cocotte minute dont les 3 points faibles sont : le joint (que nous avons changé 2 fois en 11ans), la poignée pliante qui refuse de rester dépliée (nous ne l’avons pas changée même si elle n’est pas chère à racheter car ça ne gène pas le fonctionnement du bazar) et… le minuteur.

AAAAAAhhh ! Le minuteur. En gros, c’est un truc électronique qui compte le temps pour toi : il bipe une première fois pour te dire « la pression est bonne, tu peux baisser le feu » et une deuxième fois pour te dire « c’est bon, c’est cuit ». Le truc indispensable, si, comme moi, tu as tendance à oublier que tu as mis un truc à cuire… (cf le grille-pain ci-dessus)

Le minuteur de ma cocotte est une truc en plastique qui ne passe pas à l’eau (attention, hein !) et qui a un léger petit défaut de conception qui n’a jamais été corrigé depuis que j’ai cette cocotte : l’un de ses pas de vis est fragile. En 10ans, nous en avons changé 4 fois et toujours à cause du MÊME problème : l’un des pas de vis en plastique se casse, le bidule n’est plus fermé correctement, la vapeur se faufile à l’intérieur et après des mois, le tout fini par rouiller et ne plus fonctionner. Le plus dingue, c’est que la pile à l’intérieur n’a jamais eu le temps de s’épuiser ! On a toujours dû remplacer le minuteur AVANT d’avoir à en changer la pile. Et en 10ans, le fabricant n’a jamais réparé ce problème… Une vingtaine d’euros à chaque fois (soit là, vu que bientôt il nous lâchera de nouveau), au total le prix de la cocotte neuve… hé ouais. (après, on peut se servir de la cocotte sans, mais je suis une vraie tête en l’air en cuisine)

La machine à pain

La machine à pain est, chez nous, devenue un indispensable : elle sert tous les 2 jours, voire tous les jours pendant les vacances. Nous descendons bien 15kg de farine par mois en pain. On l’a bien rentabilisée, on a calculé que c’était beaucoup plus rentable que d’acheter du pain et comme on n’aime pas trop la croûte, ben c’est génial !

Depuis deux ans (depuis que notre machine à laver nous a lâché en fait, c’était en même temps, juste avant Noël, il doit y avoir des mauvaises ondes chez nous à cette époque de l’année pour les objets électronico-électriques), elle fait un bruit de rotor d’avion quand elle pétrie le pain. Le problème est connu, il faut la nettoyer, la décrasser à mort. Elle a peut-être 8-10ans (là, j’avoue ne plus me souvenir quand nous l’avons achetée).

Bref, c’est devenu insupportable d’entendre la machine vous réveiller à 3h du matin, avec cette impression qu’elle va rendre l’âme, que son moteur va péter, c’est sûr, c’est pas possible qu’il tienne encore avec cet effort qu’il nous fait à CHAQUE pétrissage (et il y en a 2 ou 3 par fournée…)

Donc, le problème est connu sur internet : il faut la nettoyer. Sauf que pour la nettoyer à fond, il faut la démonter. Et là, c’est le problème : les vis utilisées (2 ou 4 à peine) pour fermer la coque en plastique sont des vis « propriétaires ». En gros, si tu n’as pas le tournevis Moulinex, tu ne peux pas l’ouvrir. Donc depuis 2ans, on se dit que vraiment il faut qu’on tourne ce fichu tournevis (et là, j’avoue, c’est la flemme et puis ça fait ch… d’acheter un tournevis pour JUSTE 4 VIS !)

J’ai la vie intellectuelle d’une huître…

… et cela ne me dérange pas plus que ça.

J’ai lu un bouquin le mois dernier parce qu’on me l’a offert à Noël. C’était « je vais le lire, il n’est pas long, 4 nouvelles, ça me prendra 4 soirées, jeudi je peux le mettre sur la pile des livres à donner ».

Le dernier film que j’ai regardé, c’était… bon si on ne compte pas les Disney avec les gamins, les Marvel avec l’homme… je sais plus. Il y a plus d’un an sans doute…

Je vais encore voir des spectacles parce que je suis abonnée, ou des expos. Mais lorsqu’il faut traîner les gamins qui ne veulent paaaaas, ce n’est pas aussi amusant. Et puis, je regarde, je ne lis plus les textes qui accompagnent les oeuvres. Je ne les ai jamais vraiment lu, mais maintenant, je ne les lis plus du tout. Du coup, c’est beaucoup moins stimulant c’est vrai. Mais je m’en fiche.

Je n’ai même plus envie de faire la cuisine, je ne fais que le nécessaire, déléguant dès que je peux à autrui.

Je sais qu’avec le fait que je préfère souvent rester au lit plutôt que de me lever, cela ressemble à de la dépression. Mais je vais bien ! Je me suis remise au sport (3 à 5 séances de gym par semaine selon mon état de santé), je n’ai pas l’impression de sombrer dans l’obscur comme à chaque fois que cela m’est arrivé.

J’ai 34 ans et l’activité intellectuelle d’une moule. Je ne révise même plus pour le concours que je suis censée passer en avril. Enfin à toute chose, malheur est bon : j’ai appris à résoudre le Rubik’s cube de mon fils.

Je suis pointilleuse parfois…

Ce moment où le reportage sur Toutankhamon, qui paraissait très sérieux, se met à déraper en comparant « scientifiquement grâce à un morpho-analyste du FBI » le masque funéraire du pharaon avec le buste de Néfertiti et affirme qu’en fait, c’est le masque funéraire de Néfertiti…

Alors que l’authenticité du buste de Néfertiti est quand même sacrément douteuse et que, de toute manière, les « portraits » des pharaons (et de leurs reines) n’ont jamais eu pour but de rendre les traits  réels des rois, mais l’idéal artistique de l’image du roi.

Donc en gros, si le masque funéraire de Toutankhamon ressemble au buste de Néfertiti, c’est normal vu que c’est stylisé par les mêmes canons artistiques de l’époque, et que le masque ne ressemble pas au masque du cercueil intermédiaire, c’est sans doute juste parce que ce n’est pas le même artiste ?

Et qu’on n’a pas besoin de cette analyse pseudo-scientifique (ça aurait été fait sur les crânes des momies je ne dis pas, ou d’après un masque mortuaire, mais c’est fait d’après des oeuvres artistiques stylisées !!!) pour confirmer que, à la base, ce n’était pas la tombe de Toutankhamon, que ce n’était pas son masque, ni son cercueil, ni rien, et qu’on a juste réutilisé d’autres objets…

On le savait déjà et ça n’apporte rien.

Ralala… Je crois que parfois, je préfère encore regarder les reportages sur l’Atlantide et les extra-terrestres, au moins, on sait à quoi s’attendre ! 😛

http://www.france5.fr/emission/toutankhamon-lenquete/diffusion-du-18-05-2016-20h45

Le démon de la lecture

Depuis des mois, nous nous battons pour que notre fils aîné lise autre chose que des BD (pas que nous soyons contre, mais bon, il y a tellement d’autre chose à lire que relire sans cesse les mêmes gags de Gaston)

Des mois qu’on lui dit « Tu sais Harry Potter, c’est bien tu devrais essayer. » Et qu’il nous répond « Nan ! » Parce que les livres sans image de plus de 50 pages lui paraissent trop longs (mais bon 50 pages, il les finit en un quart d’heure, donc cela ne l’occupe pas longtemps)

Et le voilà qui part pour dix jours de classe verte avec seulement deux magazines sur Minecraft qu’il a déjà lus de long en large (mais c’était la seule chose qui rentrait dans son sac à dos… il en aurait bien pris deux de plus), deux magazines pour dix jours, alors qu’il ne peut pas s’endormir sans avoir lu pendant une bonne heure… Du coup, j’ai agi dans son dos, je lui ai acheté le premier tome d’Harry Potter, je l’ai mis dans son sac en cachette avec un mot « Tu verras, si tu t’ennuies, lis ça »

Il a enfin commencé ce p*t*** de livre et il aime ça ! Plus d’un an qu’on le baratine avec des livres sans image, plus d’un an qu’il nous répond qu’il déteste Harry Potter (ou Tara Duncan, ou n’importe quoi qui ne soit pas une BD ou un magazine)…

Bon, ben ça, c’est fait (en espérant que ça dure).

Expérience scientifique

Dans la série « recette qui tourne mal »

J’ai fait ma lessive aujourd’hui. Ma recette est faite pour 10litres de lessive et je l’ai déjà faite deux fois sans aucun problème, quand je dis 10litres, c’est 10litres, point barre.

Donc, je fais exactement comme les autres fois. Sauf que là, mon seau de 12litres a commencé à déborder. Puis ce fut le tour de mes deux bouteilles de 5l dans lesquelles j’avais commencé à transvaser la mixture en débordement… J’ai fini par en mettre aussi dans la bassine à vaisselle et dans la glacière.

A l’œil, je dois en avoir pour 25 litres et ça n’a plus l’air de « monter » (heureusement, je n’ai plus de bac pour contenir le débordement !)

Je ne comprends pas pourquoi, d’habitude, ça ne mousse pas autant (en espérant que ça dégonfle avec le temps parce que j’ai assez de récipient pour conserver 10litres de lessive mais 25, je vais avoir un peu plus de mal… sans compter que niveau lavage, ça risque d’être beaucoup moins efficace)

Pâques Zéro Déchet du radin

Depuis quelques années, je fais mes chocolats moi-même.

Mais j’ai toujours buté sur le problème de Pâques. Parce que je n’emballe pas mes chocolats et que, dans le jardin l’herbe est humide et que les limaces… bon, bref, du chocolat sans protection dans le jardin, c’est niet.

Cette année, j’ai repris l’idée que ma grand-mère utilisait quand nous étions petits. On partait à la chasse aux oeufs, mais il y avait aussi beaucoup d’autres choses. Des petits sachets en tissus avec des cadeaux, des mini-paniers en rotin. Elle devait y passer l’année (à préparer Pâques et la Saint Nicolas, vu qu’on était nombreux et qu’on avait toujours des tas de chaussettes, paniers, sachets en rotin, tricot, couture…)

Des pochettes en tissu

Cette année donc, j’ai repris l’idée mais en beaucoup plus simple : j’ai fait des pochettes en tissus en forme d’oeufs dans lesquels j’ai glissé mes chocolats de pâques (des gros pour les grosses figures, des petits pour les petits chocolats). Cela m’a pris moins d’une heure pour 3 gros oeufs et 34 petites pochettes (attention à les faire un peu plus grand ce que qu’elles doivent contenir, pour ne rien casser en les remplissant)

J’ai fait mes pochettes en forme d’oeuf parce que c’est Pâques, mais n’importe quelle forme fait l’affaire ! Il suffit juste de récupérer des vieux bouts de tissu un peu coloré et ça ira très bien.

Et ça évite d’acheter des oeufs à garnir en bois (chers et uniquement par correspondance) ou en plastique (pas biodégradable). En plus, si vous êtes bon(ne)s couturier(ère)s, vous pouvez vous amuser à mettre des attaches pour les suspendre aux arbres (et les réutiliser à Noël sur le sapin, tiens pourquoi pas !)

D’autres idées

Ma grand-mère, une année, nous avait fabriqué de petits panier en rotin. Si vous avez du temps et de l’imagination, vous pouvez décorer des boîtes de conserves vides (et propres), utiliser l’origami pour faire des boîtes en papier, transformer des bouteilles en plastique ou des tetrapacks en boîte. En fait, le truc, c’est de trouver des contenants et de les décorer un peu (c’est la fête quand même !) Des pots de yaourts, des pots en verre…  Rien n’oblige que ça soit en forme d’oeufs après tout !

Et pour garnir ?

Alors, moi, j’ai fait des lapins, poules et oeufs en chocolat, mais vous pouvez très bien glisser aussi des dinosaures ou des sucettes animaux, ou même si vous n’avez aucun moule, des bouchées de chocolat ou tout bêtement, parce que vous n’avez pas eu le temps de préparer quoi que ce soit, des morceaux de chocolat, des bonbons ou même des biscuits pour varier un peu !