Expérience scientifique

Dans la série « recette qui tourne mal »

J’ai fait ma lessive aujourd’hui. Ma recette est faite pour 10litres de lessive et je l’ai déjà faite deux fois sans aucun problème, quand je dis 10litres, c’est 10litres, point barre.

Donc, je fais exactement comme les autres fois. Sauf que là, mon seau de 12litres a commencé à déborder. Puis ce fut le tour de mes deux bouteilles de 5l dans lesquelles j’avais commencé à transvaser la mixture en débordement… J’ai fini par en mettre aussi dans la bassine à vaisselle et dans la glacière.

A l’œil, je dois en avoir pour 25 litres et ça n’a plus l’air de « monter » (heureusement, je n’ai plus de bac pour contenir le débordement !)

Je ne comprends pas pourquoi, d’habitude, ça ne mousse pas autant (en espérant que ça dégonfle avec le temps parce que j’ai assez de récipient pour conserver 10litres de lessive mais 25, je vais avoir un peu plus de mal… sans compter que niveau lavage, ça risque d’être beaucoup moins efficace)

Pâques Zéro Déchet du radin

Depuis quelques années, je fais mes chocolats moi-même.

Mais j’ai toujours buté sur le problème de Pâques. Parce que je n’emballe pas mes chocolats et que, dans le jardin l’herbe est humide et que les limaces… bon, bref, du chocolat sans protection dans le jardin, c’est niet.

Cette année, j’ai repris l’idée que ma grand-mère utilisait quand nous étions petits. On partait à la chasse aux oeufs, mais il y avait aussi beaucoup d’autres choses. Des petits sachets en tissus avec des cadeaux, des mini-paniers en rotin. Elle devait y passer l’année (à préparer Pâques et la Saint Nicolas, vu qu’on était nombreux et qu’on avait toujours des tas de chaussettes, paniers, sachets en rotin, tricot, couture…)

Des pochettes en tissu

Cette année donc, j’ai repris l’idée mais en beaucoup plus simple : j’ai fait des pochettes en tissus en forme d’oeufs dans lesquels j’ai glissé mes chocolats de pâques (des gros pour les grosses figures, des petits pour les petits chocolats). Cela m’a pris moins d’une heure pour 3 gros oeufs et 34 petites pochettes (attention à les faire un peu plus grand ce que qu’elles doivent contenir, pour ne rien casser en les remplissant)

J’ai fait mes pochettes en forme d’oeuf parce que c’est Pâques, mais n’importe quelle forme fait l’affaire ! Il suffit juste de récupérer des vieux bouts de tissu un peu coloré et ça ira très bien.

Et ça évite d’acheter des oeufs à garnir en bois (chers et uniquement par correspondance) ou en plastique (pas biodégradable). En plus, si vous êtes bon(ne)s couturier(ère)s, vous pouvez vous amuser à mettre des attaches pour les suspendre aux arbres (et les réutiliser à Noël sur le sapin, tiens pourquoi pas !)

D’autres idées

Ma grand-mère, une année, nous avait fabriqué de petits panier en rotin. Si vous avez du temps et de l’imagination, vous pouvez décorer des boîtes de conserves vides (et propres), utiliser l’origami pour faire des boîtes en papier, transformer des bouteilles en plastique ou des tetrapacks en boîte. En fait, le truc, c’est de trouver des contenants et de les décorer un peu (c’est la fête quand même !) Des pots de yaourts, des pots en verre…  Rien n’oblige que ça soit en forme d’oeufs après tout !

Et pour garnir ?

Alors, moi, j’ai fait des lapins, poules et oeufs en chocolat, mais vous pouvez très bien glisser aussi des dinosaures ou des sucettes animaux, ou même si vous n’avez aucun moule, des bouchées de chocolat ou tout bêtement, parce que vous n’avez pas eu le temps de préparer quoi que ce soit, des morceaux de chocolat, des bonbons ou même des biscuits pour varier un peu !

La pub sur internet

Depuis quelques années, j’ai drastiquement réduit ma « consommation » d’internet. En fait, depuis quelques mois, je ne visite presque plus que trois sites internet (hors le mien et gmail) : 9gag, Le Monde et King.

En gros : l’info, la rigolade et le jeu. Il y a bien longtemps que je ne cherche plus à me cultiver sur le net ou à apprendre des choses.

En fait, à force de tomber sur des sites qui te popup pour te dire que tu utilises un bloqueur de pub et que tu dois le désactiver pour continuer, je bannis ces sites au fur et à mesure. De même lorsque je tombe sur plus de pubs (directes ou indirectes) que de conversations intéressantes : j’ai arrêté twitter à cause de ça, la plupart des blogs que je suivais aussi. Lorsqu’il n’y a plus d’échange que dans le service perso, l’autopromo et les liens sponsorisés, ce n’est plus de l’échange, c’est un supermarché géant.

Pour être complètement honnête, j’ai aussi arrêté des trucs intéressants (les MOOC que je suivais, Duolingo aussi), parce que j’avais pas la tête à ça dernièrement, donc ce n’est pas que la pub qui me barbe, même si c’est un gros point noir.

Il n’empêche que la pub est de plus en plus présente. Aujourd’hui, Le Monde (nous y sommes abonnés, mais comme je suis en navigation anonyme, je dois me connecter à chaque fois et pour des articles en « libre lecture », ça me gave), Le Monde donc m’annonce que je ne peux pas lire cet article (je ne sais plus lequel m’enfin, ça marche pour tous je suppose) parce que j’utilise un bloqueur de pub, blablabla, c’est pas bien, blablabla, t’veux la mort du journalisme, blablabla. On me propose donc le choix d’inscrire LeMonde sur la liste blanche d’Adblock (hors de question vu le format que prennent certaines pubs sur ce site), ou de m’abonner « c’est gratuit le premier mois ».

Petit apparté : c’est mal présenté parce qu’il n’y a pas de lien « Je suis déjà abonné-Je me connecte » sur la page de redirection, ce qui fait que je ne peux pas FACILEMENT me connecter, qu’il faut que je cherche comme faire et pour lire un article de 2 paragraphes qui ne m’apprendra rien, ça me gonfle dès le petit déj !

Bref, il y a quelques temps, mon homme pour une question de budget évoquait le fait de se désabonner du monde « à la limite si il faut vraiment économiser ». Ben, là, ce matin, j’ai juste envie de lui dire banco, parce que j’en ai marre qu’on me prenne en otage à cause d’adblock. Je sais que rien n’est gratuit et que la pub, ça paye beaucoup de chose. Mais je sais aussi que pour beaucoup dire « Vous utilisez un bloqueur de pub, vous nous tuez » c’est très exagéré.

Il me reste donc 9gag (en sautant tous les posts sponsorisés pour les jeux vidéos/films/mcdo qui sont plutôt bien intégrés la plupart du temps en « pub discrète ») et King qui annonce clairement la couleur « Pas de Pub » (autre que pour leurs propres produits, mais c’est toujours ça)

Rêve

Je suis nommée ministre de l’Environnement. La seule chose qui perturbe les conseillers, c’est que je n’ai que des baskets et pas de tailleur à me mettre pour aller bosser et qu’on va se moquer de moi.
Ou ces gens ont super confiance en mes capacités, ou alors être ministre n’exige rien d’autre qu’une bonne présentation…

Mes rêves m’inquiètent des fois.

Pourquoi je ne vais plus au sport en vélo

Le dimanche matin, je vais faire une petite heure de gym en groupe et en musique. C’est sympa, ça défoule. J’y vais pour me vider la tête. Autant dire que ce n’est pas pour me faire des copines ou taper la discut. Je dis bonjour quand j’arrive (je suis polie), au revoir quand je repars. Il m’arrive d’échanger deux mots s’il en est besoin (expliquer un mouvement à ma voisine ou m’excuser s’il m’arrive de faire un faux pas). Mais ça s’arrête là. Pas envie de parler ou de me mettre à réfléchir, j’y vais pour me vider la tête.

J’y allais en vélo. C’est à 5minutes de chez moi, y’a un beau parking à vélo juste devant la salle. J’y allais signifie que j’ai arrêté d’enfourcher ma bicyclette pour m’y rendre. Désormais, j’y vais en voiture. Cela me prend 10minutes (parce que le centre-ville de Lille, ce ne sont que des sens interdits et des feux rouges) et j’ai parfois du mal à trouver une place car à côté, il y a le Grand Palais et ses week-end chargés de salons en tout genre.

Mais j’y vais en voiture car c’est une question de confort. Pas que j’apprécie plus le chauffage et les sièges molletonnés (je déteste conduire en ville, les gens font n’importe quoi), que j’aime écouter RTL2, RPL ou MonaFM un dimanche matin. Non, le confort vient du fait qu’en voiture, personne ne m’adresse la parole.

La dernière fois que je suis allée à la gym en vélo, sur les 5minutes de trajet, je me suis fait apostrophée 3 fois rien qu’à l’aller. Par des types qui ne peuvent s’empêcher d’exprimer leur opinion sur ma pratique du vélo en tenue sportive (pas particulièrement moulante pourtant). Et pourtant, le dimanche matin, il n’y a pas tant de monde que cela  sur le trajet, mais voilà, il semble que les hommes dans la trentaine ne puissent s’empêcher d’exprimer leur mâle certitude qui, bien qu’elle soit « polie de mots non offensants » sonne souvent comme un :

« Hé Mademoiselle ! T’as un vagin ! »

Le pire c’est qu’ils n’y voient certainement aucun mal. Ben quoi ? J’ai juste fait un compliment sur tes pratiques sportives, ou sur ta tenue ou sur… JE NE SUIS PAS UNE COUREUSE CYCLISTE ! je n’ai pas besoin d’encouragement ! Comprenez messieurs (je ne me fais pas d’illusion, ces personnes ne viendront jamais lire cet article, mais bon, j’ai quand même besoin de le dire) que si une femme a envie de parler avec les gens, elle les regardera, elle s’arrêtera, elle ira vers eux. Si elle ne veux pas, elle tracera sa route et FICHEZ-LUI la paix, bordel !

Non ce n’est pas forcément agréable de recevoir un compliment (et encore, il faut voir comment est balancé ce compliment !) ou même la moindre remarque  obligeante (ou non) lorsqu’on est simplement dans la rue et qu’on n’a rien demandé à personne. C’est un problème essentiellement féminin d’ailleurs : peu de mecs se font siffler ou aborder dans la rue parce qu’ils sont juste là. De femmes non accompagnées d’homme pour être plus précise. Je n’ai jamais eu de problème lorsque j’étais accompagnée d’un homme (compagnon, ami, famille). C’est toujours arrivé lorsque j’étais seule ou avec d’autres femmes. Pourquoi ai-je besoin d’un garde du corps masculin pour sortir dans la rue ? Hein ?

En parlant de remarque désobligeante (parce que les hommes font aussi des critiques à voix haute) : un jour un type m’a touché les pieds en me disant que ce n’était pas très joli des chaussettes dans des nus-pieds. Mais bordel, je dois marcher deux kilomètres avec ces chaussures, alors me fait pas chier : c’est pas joli, mais au moins, je n’aurai pas les pieds en sang en arrivant ! Je m’en tape d’être jolie pour toi, inconnu, je veux juste être bien dans mes pompes ! Et touche pas à mes pieds !

Plus sérieusement, je vous invite à aller lire cet article (que j’ai découvert après ma dernière sortie en vélo) qui vous ouvrira peut-être les yeux sur certains problèmes qui semblent n’être qu’anecdotiques pour certains mais qui ne le sont pas du tout : La ville durable creuse les inégalités par Yves Raibaud (CNRS)

En attendant, je continue de prendre ma voiture le dimanche matin. Et ça me dérange parce que moi, j’aime bien faire du vélo.

Les trucs cons qu’on peut faire quand on veut devenir « plus écolo »

Laver son linge aux noix de lavage.

J’en ai vendu, je sais que c’est super tendance « écolo ». Les noix de lavage, c’est une catastrophe écologique en puissance (déjà bien ancrée hélas). En gros, ça donne lieu, en Inde, à des mafias locales qui ramassent tout ce qui traîne. Alors qu’avant, on les laissait là et ça protégeait le sol, ça le nourrissait, voyez, genre bois raméal fragmenté, sauf qu’on n’avait pas besoin de faire du BRF vu que les marrons tombés au sol le faisaient tout bêtement !

Oui parce que les « noix de lavage », ce sont tout bêtement des marrons d’Inde décortiqués. On vous vend ça comme étant super écolo et éthique. En gros les chefs de village se font la guerre, pillent les forêts (oui, on n’en faisait rien « nous », la forêt, elle, en avait besoin pour maintenir son sol vivant), contraignent les gamins à bosser au lieu d’aller à l’école, vous les envoient par bateaux/avions dans des jolis sacs en coton « bio » (cf. la culture du coton niveau écolo, même en bio, on repassera) pour vous les vendre à prix d’or.

Allez une aprèm en forêt cet automne et vous en ramasserez assez pour toute votre année ! Vous pourrez même exploiter honteusement vos enfants pour cela si vous voulez avoir des noix de lavage aussi efficaces que les originales ! Parce que, honnêtement, pour ce que ça lave, autant vous passer complètement de lessive, non ? (Essayez, vous verrez que ça marche tout aussi bien).

Le shampoing sec au cacao (ou au rhassoul et à un tas de poudres bizarres qui viennent de loin)

Passons sur le côté « écolo » qui consiste à aller chercher à l’autre bout du monde des produits transportés par avion pour nous concentrer sur le côté « trop hype » de  passer au no-poo (économie d’eau, de produits chimiques et de temps vu que tu ne te laves plus les cheveux !) en se tartinant la tête de maïzena et en ressemblant à une vieille mémé même en ayant brossé tes cheveux pendant dix minutes pour évacuer la poudre.

Oh, certes, « tu sens bon le cacao après ! » mais franchement, si c’est pour repasser toutes ses fringues à la machine… (ainsi que le tapis de la salle de bain, sauf si tu as prévu le coup et tu t’es mis dans la baignoire toute nue pour te peigner les cheveux… après il faut te rincer toi et la baignoire, vas-y le cacao, c’est la m…. à nettoyer à l’eau ! Je ne vois pas où est l’économie de temps, ni d’eau.)

Remplacer le sucre de betterave par tout un tas d’alternative plus « saines ».

En gros, le sucre de betterave, c’est fabriqué en France de A à Z : on plante la betterave à sucre, on la cultive et on la transforme juste au nord de Paris (vous savez, la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Ben c’est là, n°1 mondial du sucre de betterave) et c’est vegan (parce que le blanchiment sur poudre d’os, c’est interdit en Europe)

Ok, c’est pas forcément très écolo parce que les tracteurs consomment du diesel (de betterave ! ou alors de l’huile de colza aussi cultivée en France parce, même si c’est pas très légal, c’est souvent moins cher), et puis il y a la transformation de la betterave en sucre, qui est un procédé industriel lourd.

Un sucre, ça reste un sucre : qu’il soit de canne brésilienne, de rapadura argentin, d’agave mexicaine (argh ! super naturel le sirop d’agave… comme si ça coulait tout seul de la plante), ou de betterave, c’est pareil. Si c’est que du glucose, ça fait monter l’index glycémique (pas bien pour le régime) mais si c’est que du fructose, ça tape sur le foie et c’est peut-être même pire que le glucose. Un sucre, ça reste un sucre, qu’il soit complet ou raffiné. Apprenez à manger sans ajouter de sucre déjà, ça sera pas mal !

Pour ce qui est du « non industriel et local », vous pouvez passer au miel bio de votre petit apiculteur du marché en vérifiant que c’est bien sa propre production qu’il vend et pas un « mélange de miels de l’UE et hors UE » comme certaines marques jouant sur le côté « apiculteur français » le font parfois. Mais bon, le miel c’est pas vegan (des fois, il faut savoir choisir).

Coudre du sopalin « lavable »

C’est la dernière idiotie tendance que j’ai vu sur les blogs écolos. Coudre du sopalin réutilisable. Ouais parce que vois-tu, avant on n’utilisait pas du tout de torchon pour ça, nan ! Ou de serpillère, ou d’éponge, non. On laissait tout ça par terre, la table recouverte de gras rance et le sol imbibé de liquide nauséabond (parce qu’en plus c’était des sols en terre battue, vous savez, dans le temps).

Le principe, en gros, c’est prendre un truc qui a été inventé par des industriels (mais qui en soi n’était pas indispensable « avant » d’avoir été inventé), et de faire la même chose en lavable. Un peu comme les lingettes lavables sont une « révolution » à qui ne connait pas l’usage basique du « gant de toilette »…

Perso, j’ai cousu et vendu des centaines de lingettes lavables (bi-couche « polaire-bamboo » bonjour la cata écolo, mais avec l’argumentaire en béton, ça marche du feu de Dieu auprès des clients) alors que pour mes trois gamins, je n’ai jamais utilisé QUE des gants de toilettes 100% coton.

Pour en revenir au sopalin : un torchon, une serpillière ou une lavette, bien choisi, c’est 100% biodégradable. Là, le sopalin lavable, c’est du bi-couche (avec souvent un côté polaire ou microfibre, donc PAS biodégradable) avec des pressions plastique ou du velcro (donc PAS biodégradable). Il faut le laver (comme un torchon), mais il faut aussi le repasser (le « bicouche » c’est souvent une horreur si c’est pas repassé un minimum) et le ré-assembler feuille par feuille, alors que le torchon si tu n’es pas maniaque, tu le plies juste un peu et basta !

Non parce que c’est complètement idiot : le sopalin lavable est souvent utilisé par des personnes qui se veulent « zéro déchet ». Le principe de base du zéro déchet, c’est d’abandonner les habitudes consuméristes et de se simplifier la vie comme on faisait « avant » (parce qu’avant, les gens n’étaient pas des crétins ignares couverts de saletés et vivant dans des grottes quand même)

Donc là, on va prendre un objet qu’on pense indispensable pour le remplacer par un truc identique mais « lavable », au lieu de penser « comment faisait-on avant ? » Ce qui au final ne simplifie rien et rendra l’abandon du truc plus facile : le jour où ils (elles surtout) seront fatigués de devoir rattacher toutes leurs « feuilles de sopalin lavable », ils retourneront au sopalin jetable. Game Over le sopalin lavable.

Alors que si tu prends un torchon/serpillère/éponge pour faire le job, comme tu les as déjà dans ta cuisine, tu ne penses même plus qu’il y a un usage pour le sopalin. Perso, je n’achète qu’un rouleau de sopalin jetable par an, pour les vacances, car c’est le seul moment où je me tape la lessive à la main dans un micro évier de camping (et je ne le finis même pas en 15 jours). Mais en dehors de ça, le sopalin… connaîs pas !

38h

J’abandonne.

Quand je veux faire du tofu soyeux avec mon lait de soja maison, il tourne et me donne qu’un liquide visqueux qui pue.

Quand je veux faire du yaourt avec mon lait de soja maison, il vire au tofu soyeux très acide sans que je sache pourquoi.

Trente-huit heures de boulot en comptant le trempage du soja, la cuisson, le filtrage (et bien sûr la vaisselle derrière vu que cela fait 6 ans que nous n’avons plus de machine à lait de soja), puis la prise du yaourt et l’égouttage quand j’ai vu qu’il avait séparé le petit lait du tofu, trente-huit heures pour obtenir à peine 200gr de tofu soyeux (espérance de vie 2 jours si je le fais durer…)

Me voilà contrainte à racheter du lait de soja du commerce pour avoir du yaourt et du tofu soyeux du commerce pour avoir du tofu soyeux.

En fait, non, le tofu soyeux du commerce est imbouffable (comme le séitan d’ailleurs, c’est hallucinant que des gens achètent ces trucs en magasin tant c’est parfaitement caoutchouteux et infect quand ce n’est pas fait maison…)

Bref, si vous avez un truc qui marche pour faire du yaourt de soja avec du lait fait maison (parce qu’avec le lait de soja du commerce, ça va, je maîtrise), je prends.